Production de plants maraîchers: 100 % technique

En bio, la production de plants maraîchers, en mottes et mini-mottes, passe par plusieurs contraintes techniques : choix du terreau, gestion des parasites et maladies en serre, et surtout, elle s’articule autour de la disponibilité – ou non – en semences biologiques.

En bio, les petites séries sont fréquentes. Cela peut aussi expliquer, en partie, le surcoût lié à ces plants.

En bio, un plant doit être produit totalement en bio, c’est-à-dire à partir d’intrants bio. Seule entorse possible : l’utilisation de semences non traitées quand les semences bio de la variété désirée ne sont pas disponibles.

Pour ce faire, une demande de dérogation doit être effectuée. Cette disponibilité en semences bio, pour les producteurs de plants maraîchers, est “la contrainte n° 1. Nous avons une visibilité à très court terme, explique Didier Barreau, l’un des associés du Gaec Clair de Lune, basé à Soullans, en Vendée, qui produit la totalité de ses plants en bio pour approvisionner des maraîchers bio, mais aussi quelques conventionnels en circuit court, proches de chez lui. Nous connaissons les variétés demandées par les producteurs, nous savons que les semenciers annoncent telle ou telle disponibilité. Mais c’est toujours susceptible de changer. Par exemple, les semenciers ne disposent souvent que d’un seul lot bio pour une variété ; il arrive que ce lot ne passe pas les tests auxquels sont soumises les semences. Et du coup, la variété n’est plus disponible. Il faut alors nous retourner vers d’autres et nous devons constamment jongler avec cette problématique.”

Quant à la possibilité de demander des dérogations pour utiliser des semences non traitées, “c’est un peu délicat, nous essayons d’en faire le moins possible, poursuit le responsable du Gaec. Sur l’espèce salade notamment, nous recherchons les variétés résistantes au Bremia. Or, souvent, les variétés ‘dernier cri’ sont disponibles d’abord en conventionnel, puis en non traité, enfin en bio. Comme nous avons en général besoin des toutes dernières résistances, nous pouvons être amenés à nous tourner vers du non traité.”

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil 79, Janvier/février 2012

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