Cultiver la féverole : La reine des protéagineux (B66)

 

Champ de féverole d’hiver Irena au début de la floraison : malgré son gabarit, la féverole est généralement considérée, comme une plante salissante, surtout en fin de cycle.

Première plante protéagineuse cultivée en bio, la féverole a les faveurs de nombreux agrobiologistes tant sa rusticité et son potentiel de rendement sont élevés. En culture pure comme en mélange, elle s’adapte à des conduites culturales très variées.

 L’Agence Bio recense 5 258 ha de féverole cultivés en bio et conversion en 2008. Cela fait de cette plante le protéagineux le plus cultivé en bio, avec les deux-tiers des surfaces, loin derrière le pois et le lupin. Si elle s’avère souvent mieux adaptée que le pois aux conditions de culture bio, c’est notamment en raison de sa rusticité. La féverole s’accommode ainsi mieux que d’autres plantes aux terres humides à tendance asphyxiante et tolère une préparation plus grossière du sol. On peut aussi la semer dans les terres caillouteuses car elle a un port plus dressé que le pois et craint moins la verse. Du fait de son gabarit, elle est aussi moins gênée que d’autres protéagineux par la présence éventuelle d’adventices : elle peut même les dominer dans certaines conditions. Enfin, derrière un précédent récolté tard comme le maïs, elle supporte assez bien des semis tardifs et la présence de résidus végétaux importants.

Un excellent précédent

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