Fruits et légumes pour la transformation : Une démarche engageante

Une centaine d’entreprises agroalimentaires de Provence Alpes Côte d’Azur propose aujourd’hui une gamme bio. Pourtant, la matière première locale manque. Lors du Miffel, salon interprofessionnel de la filière fruits et légumes, qui s’est tenu du 18 au 20 octobre en Avignon, producteurs et opérateurs ont fait le point sur la question.

Pour certains producteurs, la transformation est une solution de secours réservée aux produits non conformes pour le marché du frais.

Deuxième secteur industriel de la région Paca, l’agroalimentaire s’est lancé dans la filière bio. Depuis 3 ans, la dynamique s’accélère. Animée par Cyril Bertrand (directeur du Critt Agroalimentaire Paca) et organisée par Bio de Provence, fédération d’agriculture biologique, une table ronde a présenté les forces et les faiblesses de cette filière à fort potentiel.

 Un appel d’air pour l’importation ?

Augmenter la part d’approvisionnement en produits locaux, telle était la volonté commune affichée par les différents opérateurs présents. Marc Montluçon, gérant de la société FRDP, a été le premier à en témoigner. L’entreprise, intermédiaire spécialisé dans la surgélation des légumes bio, traite 15 000 tonnes de légumes frais chaque année : “Notre approvisionnement provient essentiellement de Belgique, Hollande et Espagne. Sur la région, nous recevons environ 1 000 tonnes de légumes ratatouille et de potimarrons. Nous souhaitons développer nos filières françaises”.

À une autre échelle, la conserverie de la Réserve Champlat transforme 350 tonnes de légumes par an, avec 80 % d’approvisionnement local : “Nous payons la matière première plus chère, mais notre clientèle, en magasins spécialisés, accepte ces coûts plus élevés car nous garantissons une meilleure protection de l’environnement”, explique François Pigache, fondateur de l’entreprise. (…)

Nathalie Simonet

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