Cerise : un avenir sous filets ?

Toujours menacés par la mouche et désormais par la drosophile, les vergers de cerise bio doivent se protéger : la pose de filets est une solution coûteuse mais efficace. Les porte-greffes nanisants pourraient alors trouver tout leur intérêt.

cerisesCultivée dans 583 exploitations, sur 408 ha, à la fin 2012 (chiffres Agence Bio), la cerise bio ne progresse pas très vite. Principal verrou : la mouche de la cerise, auquel vient désormais s’ajouter l’épineux problème de Drosophila suzukii, difficile à maîtriser en conventionnel et encore plus en bio. “Aujourd’hui, on a du mal à envisager une protection bio autre qu’avec des filets, note François Warlop du Grab. L’utilisation de porte-greffes nanisants pourrait permettre de revenir à des formes d’arbres moins volumineuses, et donc de poser des filets. Si le Tabel Edabriz est connu pour sa sensibilité au puceron noir, et reste donc peu adapté aux pratiques bio, d’autres porte-greffes nanisants arrivent.

Différents échelons de vigueur

Gisela 6, Maxma 14, PHLA… font partie des porte-greffes nanisants aujourd’hui disponibles, mais pour Muriel Millan, responsable arbo bio au Ctifl, attention, car “il faut les commander aux pépiniéristes longtemps en avance”. Toute cette gamme de porte-greffes est testée sur le domaine expérimental de La Tapy, dans le Vaucluse, spécialisé en cerise et raisin de table.

(…) Retrouvez la suite de cet article dans Biofil n° 94.

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