Filière viande bio, des plus-values à promouvoir

Le 22/01/2012 à 10:24 par La Rédaction


La filière viande bio se mobilise pour informer sur ses atouts, en laissant la parole aux éleveurs, transformateurs, distributeurs et chercheurs pour qu’ils mettent en avant ses qualités sur tous les plans, environnemental, social, gustatif et nutritionnel.

L’afflux des conversions en élevage et en production laitière, avec un pic en 2010, va entraîner une forte hausse des disponibilités de viande bio sur le marché. Alors que ce secteur atteint 1,7 % de part de marché dans un contexte de recul global de la consommation de viande (les 2/3 des ventes sont réalisées en GMS), le Centre d’information des viandes (CIV) et l’interprofession Interbev cherchent à promouvoir les avantages de la démarche bio via des opérations de communication : “Nos pratiques respectent la biodiversité et les cycles écologiques avec une alimentation la plus autonome possible qui contribue à la santé et au bien-être de nos animaux, rappelle Philippe Cabarat, président de la commission bio d’Interbev. De plus, nous cherchons à construire une filière structurée et solidaire, et à en garder la maîtrise en partenariat avec les autres maillons pour rendre les exploitations durables.”

De nombreux atouts

À l’heure où la production de viande conventionnelle est décriée, avec des pratiques accusées de polluer les sols et l’eau, la bio doit s’imposer, d’autant plus que, comme le rappelle Marc Benoît, chercheur à l’Inra de Clermont-Theix, “l’élevage bio apporte une réelle plus-value environnementale, également en terme de bilan carbone malgré les émissions de méthane, car il limite les intrants et les importations de soja, ne consomme pas d’engrais chimique ; de plus, il est moins sensible à la sécheresse.” Si ces arguments “environnementaux” doivent être davantage diffusés, ils sont à associer à ceux, plus économiques, qui prouvent que les systèmes sont durables, la bio résistant mieux à la volatilité des prix : moins de frais d’intrants, d’aliments, de vétérinaires et une structuration de filière soucieuse de lisser les cours afin de garantir un revenu le plus stable possible. (...)

Christine Rivry-Fournier

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