Viti : les OAD pour diminuer les traitements

Grappe détruite par le mildiou. Les OAD peuvent aider à baisser le nombre de traitements, souvent en début de saison. (crédit Agrobio Périgord)

Agrobio Périgord expérimente depuis 2016 la plateforme AgroClim® de Promété. Une économie de traitements, donc de main-d’œuvre et de gasoil, est observée grâce à cet outil d’aide à la décision (OAD). Néanmoins, rien ne remplace l’observation et la connaissance qu’ont les vignerons de leurs parcelles.

Les outils d ’aide à la décision (OAD) sont très utilisés par les conventionnels, mais même en bio, il y a des marges de progrès dans la réduction des produits phytosanitaires, indique Eric Maille, conseiller viticole à Agrobio
Périgord. Souvent en fin de campagne, on s’aperçoit que l’on aurait pu éviter deux ou trois traitements.” Le conseiller utilise déjà depuis plusieurs années les outils de l’IFV (1), notamment pour rédiger les bulletins hebdomadaires. “Ils sont intéressants et permettent déjà de diminuer le nombre de traitements, mais nous voulions en essayer qui prennent en compte des données météo sur un maillage plus réduit.”

Modélisation sur 1 km2
La plateforme internet AgroClim de la société Promété, modélise le comportement des maladies (mildiou, oïdium, black rot, botrytis) et ravageurs (eudémis et cochylis) sur une surface d’un kilomètre carré. En fonction de données météo, du cépage, du stade phénologique de la vigne, et de paramètres agronomiques impactant significativement le développement et la sévérité de la maladie, la plateforme prédéfinit une courbe de seuil de risque. “Les données météo sont fournies, soit par une station météo réelle placée dans les rangs de vigne, soit par une station météo virtuelle, qui grâce aux données GPS de la parcelle, estime pluviométrie et température, en recoupant les informations de plusieurs prévisionnistes”, explique Édouard Loiseau, président de Promété. Toutes les heures, les données sont mises à jour et la plateforme AgroClim fournit des prévisions à sept jours. “Le producteur doit rentrer les traitements qu’il a effectués et vérifier que le stade de développement de la vigne est bien celui théorisé par le modèle”, rajoute Édouard Loiseau. En fonction de ces données, de l’historique et des prévisions météo, la plateforme produit une courbe de cumul de risque infectieux. Cette dernière doit rester en dessous de la courbe du seuil de risque prédéfinie par le modèle, sinon, un traitement est conseillé. “L’intérêt de l’outil pour le mildiou, est qu’au-delà de la prévision du risque de contamination, il prévoit l’effet “splashing” : la propagation et la maturité des spores du champignon

Frédérique Rose

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.