Près de 60 % de la bio dans quatre régions

Surface bio et en conversion et part de la SAU dans chaque département. (Source 2016 Agence Bio/OC, Agreste 2015)

Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire sont les quatre régions françaises leaders en bio. Elles concentrent près de 60 % des fermes et des surfaces bio et plus de 40 % des entreprises de transformation et de distribution certifiées bio.

« La dynamique bio est contrastée selon les territoires en 2016« , analyse l’Agence Bio. Si en 2016, la majorité des régions voient leurs surfaces en conversion s’envoler, celles accusant des retards historiques – le Nord et le Centre-Est – peinent à les rattraper.

Pourtant, les deux extrêmes, les Hauts-de-France –qui partent de très bas– bondissent de près de 28% et l’Occitanie, région leader, progresse de 13,4%. En queue, le Centre-Val de Loire tombe à 4,2% de croissance, avec un recul des conversions par rapport à 2015. L’incertitude concernant le versement des aides et la mise en place de plafonds avec parfois un effet rétroactif expliqueraient le repli constaté dans certaines régions.
En tête de la part de la bio dans la SAU avec près de 20% (contre 5,7% en moyenne française en 2016), la Provence-Alpes-Côtes d’Azur subit aussi un essoufflement des conversions. “La vague 2016 a plutôt touché les grandes cultures et l’élevage, deux productions peu présentes dans cette région. Le réservoir viticole est arrivé à un palier, même si les Ppam continuent à progresser”, explique Bio de Provence.

Sud et bassin laitier

La bio poursuit donc son ancrage dans les régions du Sud. Côté département, la palme revient à la Drôme et au Gers comptant plus de 1 000 agriculteurs bio chacun. Le Gers et l’Aveyron cumulent plus de 55 000 ha orientés vers les grandes cultures et l’élevage de ruminants. Ils sont en tête des neuf départements les plus dynamiques en conversion, dépassant les 10 000 hectares. Le bond du nombre de fermes dans l’Ouest –Loire-Atlantique, Vienne, Maine et Loire, Vendée– traduit la poussée des conversions du bassin laitier. La Bretagne enregistre les conversions les plus massives, pour atteindre 20% du cheptel national bio. Côté aval, les zones les plus dynamiques sont les plus peuplées comme les départements d’Île-de-France, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, la Loire-Atlantique, le Rhône…

Christine Rivry-Fournier

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