L’écimage, atouts et limites

Selac est une écimeuse de 6,6 m avec couteaux et contre-couteaux présentée en attelage frontal et centrale hydraulique à l’arrière.

Les atouts de l’écimage sont indéniables. Cette intervention s’avère intéressante notamment sur des cultures basses comme les lentilles ou le pois chichemais, aussi sur prairies (rumex et chardon). Elle peut aussi être effectuée en rattrapage, en cas d’échec du désherbage mécanique. Parfois, l’écimage est la seule intervention mécanique en culture. C’est le cas notamment des lentilles très sensibles aux passages d’outils de désherbage mécanique. Autre intérêt, l’écimage est moins contraint par l’état des sols et la météo (à l’exception du vent fort).

 

 

 

L’écimeuse Bouillé Concept a impressionné les visiteurs par son caractère innovant, sa grande largeur et son efficacité.

Parmi les limites, on peut citer la difficulté à écimer certaines espèces, comme la folle-avoine. Celle-ci épie de façon échelonnée, impliquant plusieurs passages avec l’écimeuse. Or certains producteurs constatent que l’espèce repart après un écimage précoce. Sur soja, Jean-Pierre Legros, céréalier en Lot-et-Garonne (lire article dans ce numéro) observe que l’écimage du panic, même tardif, fait repartir ce dernier. Une autre limite est la nécessité de bien maîtriser la hauteur de travail de l’écimeuse. Cela n’est pas évident, notamment en grande largeur. D’où l’intérêt des roues de suivi de sol, voire des capteurs de hauteur (comme chez Bionalan, qui les recommande à partir de 6,6 m). Enfin, pour les céréaliers associant plusieurs variétés de blé, l’écimage est moins aisé à réaliser, car la hauteur de la culture n’est pas homogène.

 

Les écimeuses ont le vent en poupe

 

Le bon fonctionnement de l’écimeuse Combcut repose sur la sélectivité : “Il faut avoir une nette différence de rigidité et de diamètre entre les adventices et la culture en place”, plaide Bernard Dimier-Vallet.

Consistant à sectionner l’extrémité des adventices présentes dans une culture, l’écimage a le vent en poupe chez les céréaliers bio. Très suivie, la démonstration organisée au rendez-vous Tech&Bio des Molières en témoigne : plus de 200 personnes le matin et environ 50 l’après-midi.

Organisée par Arvalis-Institut du végétal et la chambre d’agriculture d’Île-de- France, la démonstration se fait sur trois mini-parcelles contiguës emblavées en lentilles vertes et caméline (culture basse), lentilles et avoine de printemps (hauteur intermédiaire) et blé de printemps et seigle. Ce dernier, nettement plus haut que le blé, fait office d’adventice pour les besoins de l’essai. Les trois machines en comparaison sont passées en travers, ceci afin de juger de leur efficacité sur les trois cultures.

Jean-Martial Poupeau

En savoir plus : lire l’intégralité de l’article dans le Biofil 119.

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