Salon B to Bio à Milan

Dietmar Franzelin, responsable commercial de la coopérative Biosüdtyrol

Longtemps en tête de la bio européenne, l’Italie met la pédale douce, avec un tassement de ses surfaces. La 1re édition du salon professionnel B to Bio de Milan, tenue mi-mai, a rassemblé 200 opérateurs, conscients de la nécessité d’organiser davantage leurs filières pour répondre à un marché en mutation.

À B to Bio, la bio italienne a voulu montrer son professionnalisme, en garantissant la certification obligatoire de tous les produits exposés. “Après l’énorme essor – parfois turbulent – de cette filière ces dernières années, de nombreux opérateurs, producteurs, transformateurs, grossistes, distributeurs, réclament une meilleure visibilité. Ce salon leur offre une nouvelle plateforme pour booster ce secteur, et mieux en cerner les débouchés”, souligne Sergio Rossi, organisateur du salon. Si l’exportation assure environ 60 % du marché, la consommation intérieure progresse, via les magasins traditionnels, spécialisés, hypermarchés ou hard discount, dont les ventes affichent en 2010 des hausses de 15 à 20 %. À l’instar de la France, les circuits directs ont aussi le vent en poupe. Ainsi, l’an dernier, le chiffre d’affaires de la bio a bondi au total de 11,6 %, alors qu’en conventionnel, la crise a provoqué un repli de 0,5 % des achats en agroalimentaire. Le nord-est de la Péninsule enregistre la poussée la plus forte, due à l’engouement des moins de 45 ans, très soucieux de la santé de leurs chers “bambini”. “Bto- Bio est un outil indispensable pour mieux répondre à tous les nouveaux marchés”, assure Sergio Rossi. Les fruits sur le qui-vive Toujours à la recherche de nouveaux marchés, Biosüdtyrol, coopérative spécialisée en pommes et poires bio, a accepté de participer à cette première édition. Leader en Europe depuis 20 ans, elle regroupe 180 producteurs du Tyrol italien sur 750 hectares, plantés entre 300 m et 800 m d’altitude, dans des zones ventilées, mais peu venteuses, arrosées, mais pas trop. Bref, des conditions optimales en bio pour limiter les maladies. Les rendements tournent en moyenne autour de 30 tonnes par hectare.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil n°76

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