Remorques autochargeuses : à la recherche de la polyvalence

Les risques accentués de sécheresse incitent à une valorisation des intercultures, et le cours des protéines accentue l’intérêt pour les légumineuses produites à la ferme. Pour ces raisons, le marché de l’autochargeuse à coupe directe s’anime dans l’Hexagone.

Remorques autochargeuses : à la recherche de la polyvalence

L’autochargeuse à coupe directe valorise les intercultures et espèces peu adaptées au pâturage.

S’il est la base de l’élevage bio, l’affouragement en vert revient au goût du jour dans le paysage agricole global. Porté jusqu’alors par l’agrandissement des structures qui rend davantage de surfaces inaccessibles aux animaux, il répond aujourd’hui à la volonté d’optimiser la production à partir de fourrages produits sur l’exploitation. Cela, en valorisant des intercultures rendues obligatoires dans certains cas ; dans d’autres cas, en facilitant la production de fourrages riches en protéines, qui ne supportent pas toujours le piétinement des animaux et s’avèrent difficiles à récolter en foin par leur faible tolérance aux opérations de fanage. Parce que cette tendance gagne également les exploitations de taille importante, la société Bélair basée à Parigné (35) propose l’autochargeuse Gabare, disponible en capacités de 19 et 23 m3. La coupe est assurée par 2 tambours procurant une largeur travail de 2,10 m. Un convoyeur à peignes transfère ensuite le fourrage vers la caisse. Le déchargement est assuré à droite ou à gauche par un tapis PVC, mais en option, la partie arrière contenant les trois démèleurs de 800 mm peut s’ouvrir hydrauliquement pour décharger l’ensemble du contenu en un seul endroit. En Italie, la firme Supertino avait présenté en 2010 deux modèles de 35 et 40 m3 de capacité. Le tapis de déchargement latéral reste, sur ces Mega 35 et 40, proposé en option.

Plus polyvalente, la combinaison d’une faucheuse frontale avec une autochargeuse équipée d’un tapis transversal.

Une autre solution peut être trouvée avec l’utilisation d’une autochargeuse “classique” dotée d’un tapis de déchargement. Celle-ci sera idéalement utilisée en combinaison avec une faucheuse frontale. Le constructeur Lely a récemment apporté des modifications à sa gamme de remorques autochargeuses Tigo S, sur lesquelles il monte un pick-up sans chemin de came. Le nombre de pièces en mouvement est considérablement réduit, et il ne nécessite donc aucun entretien. La remorque autochargeuse Tigo S peut être équipée de 33 couteaux offrant une longueur de coupe minimale de 38 mm. Les Tigo de la série R peuvent, en option, être dotées d’un tapis d’affouragement latéral pour une distribution à l’auge. Cette version RD disponible en volumes DIN (volume de caisse, fourrage non compressé) de 26, 30 et 35 m3 dispose d’un ameneur rotatif et d’un dispositif de coupe qui procure une longueur de brins minimale de 37 mm. Pour les régions montagneuses, la Tigo 25 ST Classic récemment présentée dispose d’un centre de gravité particulièrement bas grâce à une voie élargie. Le chiffre 25 désigne ici le volume de fourrage moyennement compressé qu’elle peut emporter. Cette remorque autochargeuse pour terrains accidentés dispose d’un ameneur alternatif à trois barres.

Guillaume Le Gonidec

Sécher les bottes

Kongskilde a introduit le séchoir pour big ballers Ventus 2400, rappelant que si le grain est couramment séché, il existe des solutions techniques pour faire de même avec les fourrages pressés en bottes cubiques. Elles sont placées sur un convoyeur qui les dirige une par une vers la zone de séchage, où des lances creuses aspirent de l’air chaud au travers de celles-ci. L’air chaud fourni par un ventilateur à haute pression, récupère l’humidité durant le temps de séchage, couramment réglé entre 30 et 45 minutes par balle pour augmenter le taux de matière sèche de 20 %. La machine peut ensuite pousser 6 à 7 balles sur une plate-forme en béton, évitant d’assurer leur enlèvement en continu. Le Ventus 2400 peut envoyer un message vers un téléphone mobile pour notifier la fin du séchage des lots de balles. La machine récupérant les calories de son refroidisseur d’huile ou d’un brûleur à paille, le constructeur annonce une consommation électrique comprise entre 13 et 20 kWh.

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