Production de courges : une culture aisée et un marché demandeur

Les courges, et en premier lieu le potimarron, sont de plus en plus appréciées des consommateurs. Indispensables en circuit court, elles conquièrent petit à petit les circuits longs. Si la conduite culturale est relativement simple, l’enherbement impose des choix, plus ou moins écologiques.

En potimarron, les souches Uchiki Kuri et, dans une moindre mesure, Red Kuri, représentent l’essentiel de la production. Les artisans semenciers, tels que Germinance, Essembio ou Biaugerme proposent des semences bio pour les courges les plus courantes de la gamme (potimarron, potiron, courge spaghetti, butternut…). Ils sont suivis par les grosses firmes qui commencent à développer, en bio, leur catalogue de courges. “Dans le commerce, nous ne trouvons pas de variété hybride, observe Mathieu Conseil, animateur scientifique et technique sur la plate-forme agrobiologique d’Interbio Bretagne à Suscinio (PAIS). Aussi les producteurs peuvent-ils reprendre leur semence à condition de ne pas cultiver, sur une même parcelle, courge sphaghetti, courge de Hongrie ou encore Musquée de Provence !” Ainsi, celui qui choisit de ne produire que du potimarron ne court pas de risque à reprendre les graines d’une année sur l’autre. Mais, bien que l’achat de la semence constitue la principale dépense, c’est un vrai savoirfaire qui ne tente pas la majorité des maraîchers. Sauf René Léa, fervent défenseur de la semence fermière en Finistère. “La semence produite par le paysan est de meilleure qualité. A fortiori en bio. Car nous ne récoltons que les graines des plants qui ont résisté aux maladies. Donc, nous renforçons, par cette sélection naturelle, l’espèce”, explique le maraîcher breton qui prend garde de choisir les spécimens les mieux conservés…

Retrouvez l’intégralité de l’article « Production de courges: une culture aisée et un marché demandeur » dans Biofil N°65, Juillet-août 2009

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