Un lit de désherbage “made in Hauts-de-France”

“Nous avons fait beaucoup d’essais, pour l’adapter aux besoins et faciliter son fonctionnement”, explique son jeune concepteur, François Maréchal. (C. Rivry-Fournier)

Conçu et fabriqué d’abord à la demande d’une Cuma spécialisée en bio du département du Nord, ce lit de désherbage (bed weeder en anglais) automoteur et électrique est présenté pour la première fois dans un salon à l’occasion de Terr’eau bio.

Imaginé par François Maréchal, 31 ans, passionné de mécanique, titulaire d’une Licence pro Agroéquipement et fils d’agriculteur en bio depuis 1983, cet outil se veut novateur. Adapté à la demande de légumiers bio pour carottes, oignons, betteraves…, il se caractérise par sa polyvalence, adaptable à toutes sortes de semis. “Composé de plateaux recouverts de matelas, il se dé¡nit par une largeur, et non comme pour les autres modèles de marques étrangères, par un nombre de places”, précise son jeune concepteur. “Ainsi, sur six mètres de large, il est possible d’aligner jusqu’à neuf places avec trois plateaux recouverts d’un matelas confortable pour un travail de désherbage sur le ventre facilité.”

Conditions de travail optimales
Munie de six roues motrices, la machine fait demi-tour sur place, et dispose d’un système de correction de dévers. Elle se distingue par une voie variable de 1,50 à 2 m, et une hauteur de plancher réglable sur 35 cm par manivelle. “Nous avons fait beaucoup d’essais, pour en améliorer son fonctionnement, en lien avec les membres de deux Cuma du Nord – Ecotech et Villère Pouich – qui l’ont testé depuis le début.” Ainsi, le réglage hydraulique de la première version est remplacé par un réglage mécanique à l’aide d’une manivelle pour plus de simplicité : “Les salariés agricoles s’en accommodent mieux”. Soucieux de faciliter leurs conditions de travail, une prise de 220 V est installée pour brancher les téléphones portables et de la musique… Le bâchage et le débâchage complets sont facilités. La vitesse d’avancement va de 30 mètres l’heure à 3 km/h.

Christine Rivry-Fournier

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