Cultures sous abris : optimiser la gestion du climat

(crédit photo : Symbiose protection biologique)

Réussir ses cultures sous abris implique une gestion rigoureuse de l’hygrométrie et de la température pour favoriser la croissance de la plante, limiter le développement des ravageurs et des maladies, assurer une bonne qualité de pollen… Retour sur ces points de vigilance et les leviers pour gérer au mieux le climat.

“C’est le duo hygrométrie-température qu’il faut réussir à maîtriser sous la serre” , introduit Loïc Robichon, de la société Symbiose Protection Biologique lors d’une conférence au salon la Terre est notre métier en septembre 2016. En effet, il est important de connaître la fourchette de température et d’hygrométrie optimale des plantes à chaque stade de la saison. “Cela assure la réponse à leurs besoins et favorise une meilleure réaction face aux agressions des ravageurs et des maladies.” Loïc Robichon met notamment les maraîchers en garde contre trop de précocité. “Plantée trop tôt, la plante fatigue dès le départ, se recroqueville. Lorsqu’elle repart et que la chaleur revient, arrivent alors les attaques de mildiou et de pucerons… Par exemple, le concombre a un optimal de température entre 20 et 25 °C. Ce qui est dur à obtenir en semaine 12 ou 14.

Début de printemps et plein été délicats
Ce sont les deux périodes les plus compliquées à gérer sous les abris”, intervient Azélie Lelong, salariée à Symbiose Protection Biologique. Au début du printemps, au moment des plantations, les sols sont chargés en eau suite aux précipitations de l’hiver. “Or la plante pompe peu d’eau à cette période car son système racinaire est très petit. La réserve hydrique du sol reste très élevée.” C’est aussi à cette période que les abris sont fermés pour apporter de la chaleur : l’effet de serre provoqué par l’abri engendre une élévation très rapide de la température et donc une forte évaporation de l’eau du sol. “Et le pont thermique créé avec la bâche, froide par le contact de l’extérieur, provoque une condensation qui retombe sur les plantes.” Il fait chaud et très humide, l’hygrométrie est trop élevée, ce qui favorise le développement des ravageurs et des maladies. “L’été, c’est l’inverse. La réserve hydrique du sol est appauvrie, les plantes sont poussantes, il y a peu d’évaporation d’eau et la chaleur est importante.” L’hygrométrie est souvent trop faible et peut compromettre le développement des cultures.

Frédérique Rose

 

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