Bioagresseurs : la piste des porte-greffes

Le Grab teste des porte-greffes d’aubergines. Sur le rang de gauche KNVFFr, donne des plants plus jaunes en fin de culture que ceux sur Solanum torvum, à droite. (crédit : Grab)

Au printemps, les bioagresseurs du sol apparaissent : nématodes, fusariose, verticilliose et les rotations ne sont pas suffisantes pour s’en préserver. “Au Grab, nous testons les comportements agronomiques et l’intérêt des porte-greffes sur certains pathogènes”, commente Catherine Mazollier, responsable de l’équipe maraîchage du Grab à Avignon. Aujourd’hui dans le Sud-Est, environ 95 % des surfaces en tomates (bio et conventionnelles) sont greffées, et environ 50 % pour le melon. “Nous avons aussi la chance d’avoir à proximité des pépiniéristes proposant des plants greffés biologiques.” Pour l’aubergine, le Grab expérimente le porte-greffe Solanum torvum, utilisé fréquemment en Italie. “Il est très intéressant. En comparaison avec le porte-greffe le plus courant en France KNVFFr, il présente un enracinement plus développé, de meilleurs rendements, des plantes plus génératives et faciles à palisser.” Catherine Mazollier observe aussi une meilleure résistance à divers pathogènes du sol, comme Colletotrichum coccodes, un champignon émergeant, provoquant le dépérissement des plantes. “Mais il n’est pas adapté sur sol froid, donc ne convient pas aux productions précoces. Il doit être planté au plus tôt en avril.”

Frédérique Rose

 

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