Un défi : vivre sur 35 hectares de grandes cultures

Pour vivre sur 35 hectares seulement, Xavier Morineau cultive beaucoup d’espèces à forte valeur ajoutée telles que pois et haricots de conserve ainsi que des oignons. (credit JM Poupeau)

Installé en bio en 1989, Xavier Morineau cultive une surface très réduite pour un céréalier : 35 hectares. Par nécessité mais aussi par goût, il développe des productions à forte valeur ajoutée comme les légumes de plein champ en rotation avec le blé d’hiver.

Je dois être un des seuls agriculteurs de France dont le grand-père exploitait davantage de surfaces que moi”, plaisante Xavier Morineau installé à Maves dans le Loir-et-Cher, au cœur de la région agricole de Petite Beauce. “Aussi pour vivre sur une surface aussi réduite, je suis contraint de privilégier les cultures à forte marge, notamment les légumes de plein champ. Ces derniers sont introduits en 2008, pour pallier la baisse des revenus liée à l’abandon de l’élevage allaitant, créé par son père en 1975.

Je travaille sous contrat avec le groupe D’Aucy, dont l’usine de Maingourd est située non loin de l’exploitation”. Au pois de conserve et maïs-doux, cultivés dès 2008, s’est ajouté le haricot de conserve en 2011. Ce dernier est mis en place en dérobée derrière le pois. “Depuis 2016, la conserverie ne collecte plus de maïs-doux à Contres mais seulement du pois et haricot de conserve”, relate Xavier Morineau. Or, le maïs-doux, une culture bien maîtrisée par l’exploitant – rendements de 15 à 17 tonnes par hectare – assurait une marge élevée. Pour la remplacer, le céréalier a introduit l’oignon pour la consommation humaine tout en maintenant le pois et haricot de conserve.

Jean-Martial Poupeau

 

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.