Soja et colza… riches en protéines

Graines de colza bio en Mayenne (crédit : F. Ripoche)

Menés dans le cadre du projet de recherche Sécalibio – Sécuriser les systèmes alimentaires en production de monogastriques biologiques -, des essais sur soja en associations se poursuivent en zone nord, notamment en Lorraine. « Ils incorporent du trèfle et de la cameline pour réduire la place des adventices sans concurrencer le soja », précise Cécile Le Gall, chargée d’études environnement et agriculture biologique à Terres Inovia, l’un des partenaires. Des tests d’associations sont aussi réalisés en Bretagne avec la cameline et le sarrasin. Le type de matériel de semis reste un facteur limitant. De nouvelles pistes pourraient aussi être explorées l’an prochain.

 

Variétés testées

En zone Sud (Agen, Toulouse), la thématique sur la tolérance au stress hydrique est renforcée avec deux nouveaux essais en sec et en irrigué. Au programme : Es Palador, variété déjà identifiée, mais aussi Isidor, « appréciée des producteurs pour sa bonne teneur en protéines » et d’autres inscrites récemment, ES Creator, RGT Sinfonia et RGT Stocata. Trois principaux critères sont observés : précocité à maturité, hauteur de première gousse et poids de mille grains (PMG). « Les transformateurs s’intéressent à des aspects non pris en compte aujourd’hui par la sélection, comme des teneurs en lysine ou méthionine ou des facteurs antinutritionnels, anti-trypsiques pour le soja, fait remarquer Cécile Le Gall. La question doit se poser d’engager ou non de nouvelles recherches variétales dans ce sens. » Ce, en fonction de la demande des transformateurs, notamment des fab.

 

Le colza aussi

Le colza fait l’objet d’un nouveau programme dédié Secolbio, coordonné par Terres Inovia, lancé en août 2020 et, associant pour trois ans 13 partenaires sur les différents bassins de production (1). « Le tourteau de colza a un profil hyper intéressant pour l’alimentation des monogastriques, rappelle la spécialiste. Nous étudions notamment trois thématiques pour sécuriser l’implantation de cet oléagineux : les densités de semis, la fertilisation au printemps et l’association avec des plantes compagnes. ». Des observatoires avec suivis des semis aux récoltes sont également mis en place chez des producteurs afin d’analyser et comprendre les performances obtenues selon les années.

 

Fred Ripoche

 

(1) Projet soutenu par France Agrimer. Partenaires dans le Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est : chambres d’agriculture régionales et départementales, Gab 56, Ufab, AgriBio Union. En savoir plus : terresinovia.fr

 

 

 

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