Gestion du parasitisme : s’approprier des méthodes éprouvées

La pression parasitaire reste un souci en matière d’élevage. Depuis le 1er janvier 2009, et la fin du CC-Repab-F, les éleveurs bio français, à l’instar de leurs homologues européens, ne sont plus limités quant au nombre de traitements antiparasitaires de synthèse. Cet assouplissement modifie-t-il leurs pratiques ? En outre, pour une approche globale et préventive de ce problème, quelles sont les pistes d’amélioration ?

Pour endiguer le parasitisme, des soins à base de plantes sont conseillés : ail, bio ou sauvage, en morceaux dans la ration ou en décoction. Mais “aux doses couramment prescrites, le pouvoir de ce vermifuge naturel n’est guère significatif, estime le chercheur Jacques Cabaret. Il faudrait donner une tête entière plutôt qu’une gousse”, ce qui n’est guère réaliste en raison du prix de ce condiment.

On peut légitimement se demander si le nombre de traitements antiparasitaires de synthèse a augmenté dans les élevages bio. “En volailles, passer d’aucun traitement parasitaire allopathique à tous les traitements possibles, c’est un changement phénoménal, estime Jacques Cabaret, chercheur à l’Inra de Nouzilly. Les habitudes des aviculteurs risquent donc de changer plus que celles des éleveurs ovins qui avaient une latitude de 3 traitements par animal”. Joannie Leroyer, de la commission élevage de l’Itab, y voit un impact surtout sur les nouveaux venus en bio : “Si l’évolution de la réglementation ne change pas le comportement des éleveurs bio, en revanche, elle permet un accès peutêtre prématuré à l’agriculture biologique à des éleveurs qui n’ont pas encore intégré les pratiques et évolutions de leur système permettant de se passer des antiparasitaires. On constate aujourd’hui, sur le terrain, que les nouvelles conversions font moins d’effort là-dessus

(…)

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil N° 69 – Mars-avril 2010

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.