Élever des veaux : deux systèmes, une appellation

L’ appellation “veau” désigne deux sortes de produits : le veau gras et le broutard. Le premier est abondamment nourri au lait, le second tète et pâture. Chacun est le fruit d’un système d’élevage spécifique, et est vendu en circuit distinct. Voici deux approches d’éleveurs aux démarches différentes.

Basé à Bax, en Haute-Garonne, en zone de coteaux à forte pente, sur des sols argilo-calcaires, Philippe Bedel élève du broutard en bio depuis 2002. Son exploitation compte 40 hectares dont 28 ha de STH (Surfaces toujours en herbe) avec 9 ha de prairies fauchables et 19 ha de landes et parcours. Les 12 ha de terre arable sont emblavés de blé panifiable (4 ha en 2010) et de céréales dédiées à l’alimentation animale (2 ha triticale-pois et 6 ha de mélange luzerne et dactyle). Sauf accident majeur, les besoins alimentaires du troupeau sont couverts en interne.

Une vache, un veau

Le troupeau, de race gasconne, est formé de 14 vaches adultes, 1 taureau et 2 génisses amouillantes. Par choix économique et technique, les génisses de renouvellement sont acquises à l’extérieur, chez un éleveur bio. “Je trouve plus avantageux de vendre deux veaux et d’acheter une génisse de 24 mois, prête à saillir. En outre, je conduis ainsi mon troupeau en un seul lot”, explique Philippe Bedel.

Sa règle : une vache, un veau. Les primipares vêlent à 3 ans et les vaches sont réformées à 10, voire 12 ans maximum, pour être valorisées en viande de bœuf. Côté sanitaire, la rotation limite les problèmes de parasitisme… ainsi que les frais de vétérinaire. Hors prophylaxie, vaccinations obligatoires et délivrance, ceux-ci avoisinent les 100-150 € par an.

Marie-Claire Haguet

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil n°71

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