Alimentation animale 100 % bio : témoignages

B103-PA-100-Bio JeanmouginSimon Graf dans le Gers – Privilégier l’autonomie

Simon Graf élève 18 000 volailles de chair à Estipouy. Seul son aliment pour le démarrage est à 95 % bio. Mais tout est fabriqué à la ferme par souci d’autonomie.

« Quand je me suis installé, il y a sept ans, mon objectif premier a été de produire moi-même l’alimentation de mes volailles et le plus possible sans achats extérieurs”, explique Simon Graf. L’éleveur élabore quatre rations – démarrage, croissance, finition et engraissement – dont les deux dernières, au moins, sont 100 % bio… »

Paul-Emmanuel Boulai, dans le Loir-et-Cher

Paul-Emmanuel Boulai, dans le Loir-et-Cher (crédit photo : P.E. Boulai)

Paul-Emmanuel Boulai dans le Loir-et-Cher –  Tout en bio : post-sevrage et engraissement

Paul-Emmanuel Boulai élève 600 porcs charcutiers à Azé sur la ferme familiale qu’il a intégré en 2014. Fafeur, il est aussi autonome en céréales, produites sur une centaine d’hectares. 

« Nous avons arrêté les naissages, ce qui nous permet désormais d’être autosuffisants en céréales” explique Paul-Emmanuel Boulai. Les porcelets proviennent de naisseurs, mais , leur alimentation n’est pas 100 % bio. Sur la ferme, après avoir eu recours à une faf-mobile, l’éleveur investit dans du matériel pour fabriquer lui-même l’aliment… »

Jérôme Jacob teste différentes formules, notamment avec du lupin blanc, pour atteindre le 100 % bio.

Jérôme Jacob teste différentes formules, notamment avec du lupin blanc, pour atteindre le 100 % bio. (crédit photo : J. Jacob)

Jérôme Jacob dans le Finistère : des essais à transformer

Éleveur de porcs au sein du groupement Bretagne Viande Bio (BVB), Jérôme Jacob a réalisé des essais 100 % bio mais qu’il n’a pu pérenniser.

Naisseur-engraisseur, il élève 400 porcs charcutiers par an, en fabricant son aliment avec ses productions. Adhérant au cahier des charges Bio Cohérence par l’intermédiaire de son groupement, il est tenu, s’il ne parvient pas à faire un aliment 100 % bio, à ne pas dépasser 3 % de matières premières conventionnelles riches en protéines. En début d’année, il a testé des rations 100 % bio : “J’ai remplacé les 3 % de protéines de pomme de terre par plus de tourteaux de soja achetés, mais les résultats ont été moins bons et le prix de l’aliment a flambé”…

Lire la suite de ses témoignages dans Biofil n°103 (janvier-février 2016)

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