Oïdium de la vigne : tester les plantes relais

(DOSSIER Protection des plantes – Les micro-organismes en action (3)

L’Institut français de la vigne et du vin (IFV) d’Angers mène des essais contre l’ oïdium de la vigne, notamment à base du champignon Ampelomyces quisqualis, formulé dans le produit commercial AQ10. Un des objectifs : essayer de l’implanter dans la parcelle sur des plantes relais pour qu’il soit présent dès l’arrivée de l’oïdium sur la vigne.

L’IFV d’Angers teste le trèfle violet comme plante relais pour maintenir un inoculum d’Ampelomyces quiscalis sur les parcelles.

L’IFV d’Angers teste le trèfle violet comme plante relais pour maintenir un inoculum d’Ampelomyces quiscalis sur les parcelles. (© IFV)

“Le produit AQ10 n’a pas été homologué en France pour la vigne, faute d’efficacité, explique David Lafond, ingénieur à l’IFV d’Angers. D’autre part, il est très sensible aux autres fongicides, on ne peut pas le mélanger avec certains produits, notamment le soufre.” Ampelomyces quisqualis est aussi un parasite obligatoire : il ne peut être appliqué en préventif, car il a besoin de la présence de l’oïdium pour se maintenir. “Et s’il est mis trop tard alors que l’oïdium est déjà bien développé, il n’a pas une dynamique suffisante pour contenir la population d’oïdium. La bonne fenêtre d’application est donc délicate à trouver.”

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Frédérique Rose

Lire l’intégralité de l’article dans Biofil n°108 – nov-déc 2016.

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