La bio et les coops, le temps des alliances

C’est indéniable, les coopératives contribuent fortement à l’essor de la bio en France. Et la tendance s’accentue. Aujourd’hui, elles sont plus de 550 (sur 2 800 au total), y compris les unions et filiales, à soutenir ce mode de production. Aux pionnières, créées spécifiquement par et pour les bio, viennent se joindre de nouvelles venues, et des alliances se nouent. Pour le meilleur et pour le pire ?

Le Silo Bio Ouest à St-Jean-d’Angely, en Charente-Maritime, initié par la Corab : quand la bio réinvente une nouvelle vision de la coopération.

Le Silo Bio Ouest à St-Jean-d’Angely, en Charente-Maritime, initié par la Corab : quand la bio réinvente une nouvelle vision de la coopération.

 Flash-back : il y a tout juste 30 ans, naissait la 1recoopérative 100 % bio, la Cocebi en Bourgogne. “L’agriculture bio était balbutiante, défendue par des pionniers avant-gardistes, souvent marginalisés, qui ont dû s’organiser pour défendre leurs valeurs, notamment à travers la coopération”, rappelle Jean-Marie Pautard, son fondateur et président. La bio était alors complètement ignorée des coopératives conventionnelles, elles-mêmes aspirées dans une logique productiviste, édifiant un autre modèle expansionniste, celui de l’agro-industrie, synonyme de modernité. On connaît les dégâts collatéraux sur l’environnement et la santé que cette fuite en avant a engendrés. Certaines coopératives, boulimiques, sont devenues des mastodontes. Quelques-unes ont pourtant choisi de développer la bio d’une façon ou d’une autre. Toutes aujourd’hui s’impliquent plus ou moins, par le biais d’alliances, ou ont l’intention de le faire.

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Lire la suite de l’article dans Biofil n° 89.

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