Des conversions pour plus de volumes : Les démarches progressives rassurent

La mise en place de nouveaux élevages bio, notamment en volailles de chair, pondeuses et porcs tire la demande en aliments à la hausse. Visiblement, les fabricants s’y sont préparés, en stimulant les conversions même progressives, afin de disposer ainsi plus facilement de ressources locales.

L’idée est de convertir des exploitations de productions végétales, mais surtout des élevages passant en bio leurs terres “pour respecter l’esprit de l’agriculture bio”. “Notre rôle est d’inciter à la conversion, c’est le travail quotidien de nos techniciens”, affirme Maria Pelletier, P-dg du Moulin Marion. Ainsi confiée aux fabricants, la gestion du lien au sol des élevages monogastrique est simplifiée : La “bourse” d’échange qui existait déjà entre les producteurs d’un même fabricant d’aliment permettait déjà, dans les faits, les conversions en dehors du lien au sol. “La régionalisation des approvisionnements met fin à cette pratique complexe à gérer”, rappelle Pascal Le Paih, responsable qualité de l’Ufab. Cette simplification va-t-elle favoriser la conversion partielle des exploitations, autorisée réglementairement ? Ne risque-t-on pas de voir des ateliers spécialisés, et donc des régions spécialisées, et s’éloigner des règles de base de la production biologique ? “La bio doit demeurer une agriculture constituée d’exploitations avec des productions végétales cohabitant avec les productions animales. Même si certaines zones sont plus propices que d’autres à certaines cultures, il faut s’en tenir à cette vision et encourager les exploitations à se convertir globalement”, prêche l’Ufab.

Procéder par pallier

(…)

Lisez la suite de l’article en commandant le numéro papier de Biofil N°66 – Septembre – Octobre 2009

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.