Autonomie, traçabilité, maîtrise des coûts : Les atouts de la Faf

La Fabrication d’aliments à la ferme, ou Faf, est une pratique ancestrale, qui suscite un vif regain d’intérêt, notamment en bio, et surtout en élevage de porcs. Traçabilité, autonomie, maîtrise du coût des matières premières, sont autant d’atouts qui encouragent son essor.

La Faf est en adéquation avec les principes fondamentaux de l’agriculture biologique, estime Joannie Leroyer, en charge des questions d’élevage et d’environnement à l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab). Autonomie, maîtrise des coûts, suivi de la traçabilité, autant de points motivant pour se lancer.” Nicolas Certenais, nutritionniste chez Nutrilean, entreprise de conseil, formation et service, prévient : “Le projet doit aller au-delà de l’aspect purement économique car c’est un métier à part entière, il faut donc le faire par passion.” Chaque cas de figure est différent, en fonction de ce qui existe sur la ferme (cheptel, bâtiment, surfaces, terres cultivables…) qui peut évoluer. Opter pour la Faf émane donc d’un choix personnel, mûrement réfléchi. “C’est un métier en soi”, constatent tous ceux qui la pratiquent, comme le témoignent les éleveurs rencontrés au cours de notre enquête.

Si aucun groupement d’éleveurs ne l’impose, certains tendraient à l’encourager. Bio Direct, premier groupement 100 % bio en filière porcine, est passé de 8 fafeurs en 2008 à la moitié de ses 86 adhérents aujourd’hui. Dans un contexte de hausse des prix des matières premières, et donc de l’aliment, la question de l’autonomie est au cœur des préoccupations. Elle est liée aux principes de traçabilité et de cohérence chers à la bio, sans oublier la nécessaire rentabilité économique, pilier de la durabilité.

Qu’est-ce que la Faf ?

Il s’agit de reconstituer à la ferme des aliments complets, c’est-à-dire répondant aux besoins des animaux, à partir de matières premières, d’aliments complémentaires et d’aliments minéraux, résume Nicolas Certenais. Le fafeur est un producteur primaire d’aliments. On le devient notamment pour valoriser ses propres productions de céréales et protéagineux.” (…)

Frédéric Ripoche

Retrouvez l’intégralité de cet article dans Biofil n° 78.

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