Programme “ RotAB ”: vers une meilleure connaissance des rotations

Le colloque de restitution du programme RotAB, organisé à Paris le 22 novembre, a été l’occasion de rappeler que le choix d’une rotation cohérente est l’un des principaux leviers de la réussite des systèmes de grandes cultures biologiques sans élevage.

Selon les agriculteurs, la succession des cultures dans une rotation obéit avant tout à une logique soit agronomique soit économique.

“Peut-on construire des rotations et assolements qui limitent les impacts environnementaux tout en assurant une viabilité économique de l’exploitation ?” Telle est la question à laquelle le programme de recherche RotAB – centré sur l’étude des rotations pratiquées ou à recommander en système de grandes cultures biologiques sans élevage – a tenté de répondre. Si la polyculture élevage est a priori le système le plus adapté en bio, le développement de systèmes céréaliers sans élevage soulève plusieurs interrogations, notamment en ce qui concerne le maintien de la fertilité du sol et la maîtrise des adventices.

Bénéficiant d’un financement par le Casdar, RotAB s’est déroulé de 2007 à 2010. Piloté par l’Itab, il a impliqué différents partenaires dont Arvalis, les chambres d’agriculture, le groupe Esa, l’Inra, l’Isara Lyon, Agrocampus Ouest, Agrobio Poitou-Charentes, Bio Centre et le Creab Midi-Pyrénées. Des rotations très variées L’objectif premier était de mieux connaître les rotations pratiquées par les agriculteurs bio. “L’inventaire national réalisé auprès de 37 producteurs a servi à bâtir des cas “types” s’approchant au plus près de la réalité.

L’objectif est de guider les conseils des techniciens, indique Laurence Fontaine, responsable de la commission Grandes Cultures à l’Itab.Pour répondre aux deux soucis agronomiques majeurs en bio – le contrôle des adventices et l’alimentation azotée –, les agriculteurs gèrent très différemment leurs rotations. Certains mettent en place systématiquement de la prairie ou de la luzerne pour 2 ou 3 ans en tête de rotation. Les autres pratiquent des rotations courtes, de seulement 3 ans parfois, sans luzerne ou prairie, et sont obligés de pratiquer un désherbage mécanique “intensif”, avec plusieurs passages d’outils. Par ailleurs, ils achètent beaucoup d’engrais organiques du commerce.”

Le réseau RotAB

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Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil 80, Mars/avril 2011

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