Moulin Marion : formulations et conseils à la carte

À St-Jean-sur-Veyle dans l’Ain, Moulin Marion élargit sa gamme en nutrition animale bio.

Ce “afin de répondre au plus près aux besoins des éleveurs bio, par une approche complète basée sur des formules adaptées et performantes, sur du service et des conseils techniques personnalisés”, souligne Maria Pelletier, PDG de la société familiale, reprise en 1984 et dédiée à la bio.

nutrition animale, meunier

Maria Pelletier, PDG du Moulin Marion, fabricant d’alimentation animale dédié à la bio.

Le Sommet de l’élevage a été l’occasion de présenter un nouvel aliment spécifique à la mise à l’herbe des vaches laitières, Lacta 18 MH, qui vise à ramener de la cellulose, favoriser le transit et maintenir les taux. “Nos formulations sont évolutives, et sont recalculées en fonction de la météo, des zones de productions, des analyses nutritionnelles”, explique Maria Pelletier. “L’an dernier, certains approvisionnements ont été délicats, car on a toujours refusé d’acheter dans des filières non sûres sans traçabilité, et on a dû reformuler et aussi réduire les volumes.” Les matières premières sont, le plus possible, d’origines régionales et françaises : “On contractualise avec les producteurs, qui sont souvent aussi des éleveurs, sur la base d’engagements moraux et de respects mutuels.” Moulin Marion fabrique 12 000 t d’aliments pour bétail (“on peut doubler la production avec très peu d’investissements supplémentaires”) et 6 000 t de farines panifiables (cylindre, meule et broyeur à attrition), “avec la capacité de tripler les volumes”.

L’indépendance pénalisée

Société indépendante réalisant 9 M€ de chiffre d’affaires, Moulin Marion s’inquiète de l’avenir des entreprises non affiliées à des coopératives ou à des groupes alimentaires, et de plus en plus rares dans le paysage français : “nous sommes pris en étau, pénalisés par la fiscalité, trop petits pour constituer des dossiers de subventions. L’outil industriel rural, – moulins, abattoirs –, disparaît, mesures justifiées par des économies d’échelle, mais l’emploi disparaît aussi”, s’insurge la PDG, militante active de la bio depuis 15 ans. En tant que présidente de l’ONG Générations Futures, Maria Pelletier ne cesse de dénoncer les problèmes de santé engendrés par l’agrochimie et toutes les difficultés sociales qui en découlent. Sa Légion d’honneur, remise en 2012 par Corinne Lepage, elle la considère comme “une décoration collective – et je l’ai acceptée à ce titre –, dédiée à tous ceux qui oeuvrent pour le bien de l’humanité”.

Christine Rivry-Fournier

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