Désherbage mécanique : atelier très suivi à Tech & Bio 2010

“Vous binez à quelle profondeur ?”, demande un visiteur. “2 à 3 cm, 5 cm maxi, on scalpe la mauvaise herbe”, lui explique Éric Petit, devant sa bineuse à maïs. “Le bio ne nous satisfait pas à 100 % sur la salissure, on veut une technique parfaite”, rétorque un producteur conventionnel, venu de la Manche.

“On bataille pour désherber les rangs, 4 passages de herse étrille et binage au stade 3 feuilles”, assure Éric Petit, réputé très pointilleux sur la propreté. Ce producteur céréalier bio a passé deux journées à montrer les techniques du désherbage mécanique sur des parcelles de maïs et d’avoine dédiées. L’atelier n’a pas désempli, fréquenté surtout par des producteurs en conversion ou non bio, le public ciblé. “On cherche des solutions pour cultiver sans problème”, résume cet éleveur en bovins viande en conversion depuis un an. “Chacun doit trouver son itinéraire technique, ajoute Soazig Perche, conseillère en agrobiologie à la chambre d’agriculture d’Ille-et- Vilaine. Mais il faut ressentir un vrai attrait pour ces techniques si on veut faire un travail de qualité. Certains producteurs conventionnels sont encore dubitatifs mais, s’ils sont venus, c’est qu’ils s’y intéressent.” L’atelier sur labour agronomique, organisé par la Cuma du Meugon (49), a également capté l’attention. Son intérêt : l’enfouissement de la matière organique en surface, d’où une battance des sols réduite, un débit de chantier rapide, une économie de carburant. “L’atelier machinisme a eu un franc succès, d’autant plus que ce sont les agriculteurs euxmêmes qui l’ont animé avec leur matériel”, se réjouit Vincent Houben, responsable du pôle bio à la chambre d’Agriculture des Pays-de- la-Loire, qui compte le conforter d’ores et déjà pour l’édition 2012.

Frédéric Ripoche

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