Auvergne : Saucisses bio de boeuf, agneau, veau et porc chez Sicaba

Saucisses bioDoter la filière viande de nouveaux outils de transformation est une priorité pour les professionnels. D’autant plus qu’en France, entre 2009 et 2010, le nombre de bovins allaitants certifiés a progressé de 6 % et celui des truies de 30 %.

L’Auvergne est une des régions où la dynamique de conversions est la plus forte : 200 nouveaux producteurs sont engagés en 2010, surtout en élevages allaitants et laitiers, (ainsi qu’en maraîchage). Les surfaces en bio et conversion ont fait un bond de 27,3 % pour atteindre 42 004 ha, mais ne couvre encore que 2,8 % de la surface agricole. Dans cette région traditionnelle d’élevage, la bio est soutenue depuis 1992 par la coopérative Sicaba, dont l’abattoir est implanté à Bourbon-l’Archambault dans l’Allier, en plein cœur du bassin charolais. La bio occupe actuellement environ 36 % des abattages de bovins, ovins et porcins. Elle ne cesse de prendre des parts de marché, soutenue par une stratégie volontariste, notamment vis-à-vis des boucheries artisanales qui représentent 40 % des débouchés.

Or l’ouverture à de nouveaux circuits est indispensable. “Pour répondre à la forte demande des rayons libre-service de la GMS, ainsi que des magasins spécialisés bio et des restaurations collectives et commerciales, nous devions nous doter d’outils de transformation pour proposer des produits innovants”, explique Luc Mary, directeur de la Sicaba, dont le chiffre d’affaires a bondi ces deux dernières années pour atteindre 25 millions d’euros.

L’appui du fonds Avenir Bio de l’Agence Bio, dans le cadre du projet multi-régional et partenarial sur la filière porc, a contribué à la mise en place d’un nouvel atelier à Moulins. “Pour Sicaba, ce projet de doublement de la production de porcs sur trois ans signifie une évolution de 2 000 à 4 000 porcs par an, et un investissement dans des ateliers de saucisseries et de conditionnement”, complète le directeur. Ainsi, sur un coût total de 463 000 €, les installations de transformation du porc bio ont mobilisé 164 152 €. Outre le conseil général de l’Allier, le conseil régional, et le Feader, l’Agence Bio a soutenu le projet à hauteur de 73 554 €. Huit salariés ont été embauchés.

Le nouvel atelier de Moulins, récemment inauguré, fabrique donc des saucisses bio de bœuf, agneau, veau et porc, “destinées principalement aux magasins spécialisés et à la restauration collective”. La nouvelle ligne de conditionnement en barquette assure des DLC (date limite de consommation) de 9 et de 21 jours, vendues sous la toute nouvelle marque “Viande Bio Cœur de France”. Sicaba intègre également la marque régionale “Bravo l’Auvergne”.

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