Essor de la bio en Île-de-France

(© Gab Ile-de-France)

Avec près de 30 000 ha cultivés bio en 2020, l’Île-de-France fait sa transition. D’une SAU bio (surface agricole utile) de 1,2 % en 2010, la région atteint 5,2 % de bio dix ans plus tard. Et en 2020, les engagements supplantent la dynamique des deux années précédente, tant en nombre de fermes, qu’en surfaces. Avec près de 6 000 hectares supplémentaires et plus d’une centaine de nouvelles fermes installées ou converties, la région totalise 546 fermes bio dans tous les types de productions. La surface moyenne engagée est de 54,7 ha par ferme, légèrement supérieure à 2019. Plus d’une ferme sur dix est désormais en bio.

 

Un challenge et un bilan positif

Pour ses 10 ans, l’Observatoire régional de l’agriculture biologique (Orab) animé par le Gab IdF peut se prévaloir d’un bilan positif ! « Si elle reste un challenge et est souvent rapportée comme un changement de métier, la conversion vers l’agriculture biologique ne fait plus peur », commente l’Orab. La conversion vers la bio apparaît comme une solution pour aller vers de nouveaux débouchés, un moyen de valoriser davantage sa production, de moins dépendre des fluctuations du marché, d’être parfois plus en accord avec ses valeurs. « Enfin, elle répond à une demande croissante des consommateurs à la fois pour des produits de qualité, mais aussi, et c’est l’un des effets de la crise sanitaire, d’une production de proximité », analyse l’Orab.

 

Soutien de l’Agence de l’eau et de Suez

(©gab Ile-de-France)

Ces nouvelles fermes sont réparties sur toute la région : 49 en Seine-et-Marne, 27 dans les Yvelines, 16 dans l’Essonne, 7 dans la Petite Couronne et 3 dans le Val-d’Oise. Tous les types de productions sont représentés avec une majorité d’exploitations en grandes cultures (54), 14 en maraîchage, 6 en apiculture, 6 en élevage, 6 en arboriculture, 5 en ppam (plantes à parfum, aromatiques et médicinales) et 3 en viticulture. Plusieurs structures ont un profil mixte (biologique et conventionnel), « ce qui représente un potentiel de terres à convertir dans les années à venir ».

Sur 102 nouvelles exploitations, 59 (58 %) se situent sur des aires d’alimentation de captage d’eau potable. L’Agence de l’eau Seine Normandie et Suez soutiennent le Gab spécifiquement pour le développement de la bio dans ces zones. « L’absence d’engrais chimique de synthèse fait de l’agriculture biologique un bon allié des gestionnaires de l’eau », rappelle le Gab.

 

C. R.-F.

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