Conversions en Île-de-France : passer à la vitesse supérieure

 

C’est un record pour la bio francilienne, même comparé à 2015, année déjà faste ! Plus de 1 000 hectares identifiés sont en conversion bio depuis début 2016 (1).

La dynamique des conversions en grandes cultures bénéficie aussi à l’Ile-de-France. (© Gab Ile-de-France)

La dynamique des conversions en grandes cultures bénéficie aussi à l’Ile-de-France. (© Gab Ile-de-France)

Et cette surface ne concerne que sept nouvelles fermes engagées, suivies pour l’instant par le Gab Île-de-France, sur les 27 notifiées auprès de l’Agence Bio sur la région. “Cela prouve que la dynamique continue, et c’est très encourageant”, se réjouit Bastien Paix, conseiller en conversion. Si la bio ne représente encore qu’un peu plus de 2 % de la SAU de la région, elle se renforce.

Soutien incitatif

Dans cette région céréalière intensive, la Seine-et-Marne concentre 43 % des fermes bio. Les aides PAC à la conversion et au maintien non plafonnées sont incitatives. Et l’enveloppe 2015-2020 (Feader, État, Région, Agence de l’eau) n’est pas complètement utilisée pour 2015 et 2016. “En revanche, on s’interroge pour l’avenir”, admet Bastien Paix. Si les aides à la certification sont maintenues pour tous à hauteur de 80 % des dépenses, le dispositifs complémentaire régional d’aides au maintien et conversions (Atable) allouées pour motiver davantage les changements de pratiques a pris fin en 2016. Autre ombre au tableau, comme partout en France : malgré les acomptes versés par l’État sous forme de prêts à taux zéro, le retard de paiement des aides Pac pour 2015 fragilise et inquiète les exploitations bio et en conversion.

(…)

 

(1) Chiffres de l’Observatoire régional de l’agriculture bio en Île-de-France/Gab Île-de-France.

C. Rivry-Fournier

Lire l’intégralité de l’article dans le Biofil n°107 – sept-oct. 2016

 

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