La bio aveyronnaise prend ses aises

Sur les hauts plateaux de l’Aubrac, à 1 100 m d’altitude, Roland Carrié élève ses Aubrac dont la viande est très bien prisée en circuits courts.

Sur les hauts plateaux de l’Aubrac, à 1 100 m d’altitude, Roland Carrié élève ses Aubrac dont la viande est très bien prisée en circuits courts.

Second département français pour sa surface en bio (après la Loire-Atlantique), l’Aveyron atteint près de 42 000 ha bio, soit 6,7 % de la SAU, selon les chiffres de l’Apaba, l’association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron. Une courbe qui a fait un bond notamment avec les conversions en bovins viande, principale production, suivie par les ovins lait : 191 conversions ont eu lieu en 3 ans de 2010 à 2012. Aujourd’hui, la vague s’est calmée, même ces deux dernières années, l’Apaba a eu des contacts avec 270 agriculteurs intéressés par un passage en bio.

Plus de 500 fermes sont certifiées, dont près de 80 % en élevage : “leur nombre a doublé en 5 ans, elles sont surtout situées dans le sud de l’Aveyron autour de Millau, ainsi que dans le Lévézou, bassin de Roquefort et proximité de Montpellier, pôle de consommation très attractif. La bio s’étend aussi dans la zone de Rodez et de Villefranche, mais peu dans le nord du département malgré des pratiques extensives, proches du cahier des charges bio”, détaille Stéphanie Degoute, chargée des circuits courts. D’ailleurs, les circuits courts se développent : 24 % des agriculteurs vendent leurs produits en direct aux consommateurs, ce qui représente trois-quarts de leur chiffre d’affaires.

(…) Retrouvez la suite de cet article dans Biofil n° 90.

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