Semences bio : enjeux du criblage et de la sélection

Frédéric Rey, responsable Semences et plants à l’Itab : “Pour stimuler la sélection en bio, il faut trouver d’autres moyens de financement, inventer un nouveau modèle économique.”(crédit photo : C. Rivry-Fournier)

Frédéric Rey, responsable Semences et plants à l’Itab : “Pour stimuler la sélection en bio, il faut trouver d’autres moyens de financement, inventer un nouveau modèle économique.”(crédit photo : C. Rivry-Fournier)

Réussir ses légumes bio implique des variétés adaptées aux conditions pédoclimatiques, tolérantes ou résistantes aux agressions, suffisamment productives et goûteuses. D’où les enjeux de criblage et de sélection des semences.
Le point, avec Frédéric Rey, responsable Semences et Plants à l’Itab.

Biofil : Le nombre de demandes de dérogations pour usage de semences non traitées diminue en 2014 (2). Est-ce une tendance de fond ?

Frédéric Rey : Il faut être prudent. Nous ne connaissons pas encore les chiffres de 2015. De plus, le nombre de dérogations n’est pas forcément un très bon indicateur, car il ne tient pas compte des volumes : une dérogation peut correspondre à la demande d’un pépiniériste qui fait 50 000 plants ou d’un maraîcher en circuit court qui a besoin de 50 graines. Ce chiffre donne juste une tendance. Ce qu’on peut dire, c’est que celle-ci va dans le sens d’une enquête représentative que nous avions faite en 2012, espèce par espèce : ses résultats ont montré que 82 % des producteurs de légumes bio sont des utilisateurs intensifs de semences bio, surtout des producteurs en circuits courts, sur de petites surfaces. Seuls 10 % ne joueraient pas vraiment le jeu, privilégiant les semences non traitées, notamment les nouveaux en bio, des pépiniéristes ou légumiers en système mixte.

L’ensemble de l’interview à lire dans Biofil n°105 (mai-juin 2016).

 

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