Osons la bio : atteindre 20 % en 2020

La Fnab, bien décidée à continuer à jouer un rôle majeur dans l’avenir de la bio, a réaffirmé le 24 novembre à Paris, lors de son colloque “Osons la bio”, la nécessité d’un engagement ferme afin d’atteindre 20 % de bio en 2020. Pour réussir ce pari, elle propose 20 mesures à mettre en œuvre.

Anne Le Strat, nouvelle présidente du Comité de bassin Seine-Normandie, présidente d’Eau de Paris et adjointe au maire de Paris, Raoul Leturq, référent eau de la Fnab et membre du Comité de bassin Seine-Normandie, et Dominique Marion.

Depuis 1978, date de sa création, la Fédération nationale biologique des régions de France (Fnab) ne cesse de défendre un mode de développement cohérent, durable et solidaire de la bio française. “Nous œuvrons pour le bien commun et, de plus en plus, nous incluons la société civile, rappelle Dominique Marion, son président devant une large assistance réunie à Paris, composée en grande partie du réseau des Gab. Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes engagés sur le terrain en cette période sensible, dues aux échéances électorales présidentielles et législatives, à la négociation de la Pac 2014-2020, aux évolutions de l’agriculture… Nous voulons développer la coopération, plutôt que la compétition, pour promouvoir une agriculture supportable.” Pour la Fnab, il est essentiel de respecter les fondamentaux que sont l’agronomie, la biodiversité cultivée, la dynamique des territoires, la fonction sociale de l’agriculture… : “sur notre ferme laitière, nous avons choisi de produire de la valeur ajoutée par la fabrication de yaourts, plutôt que de nous agrandir, et ce, en assurant 6 emplois pour 300 000 litres de lait, situation où un conventionnel préfère travailler seul”, témoigne Stéphanie Pageot, administratrice de la Fnab. “Avec un besoin de 30 % de main-d’œuvre supplémentaire en moyenne, la bio est un vivier d’emplois non délocalisables”, continue la productrice. Sjoerd Wartena, président de Terre de Liens, a rappelé lui aussi les enjeux de la défense du foncier : “Il ne faut pas tout attendre des politiques, les changements viennent des initiatives des citoyens, argue cet Hollandais installé en bio dans la Drôme depuis 30 ans. Terre de Liens a été créé pour apporter des solutions concrètes et, aujourd’hui, nous pouvons agir avec de plus en plus de collectivités locales à la recherche de terres pour créer des ceintures vertes.” L’action des consommateurs, à travers l’association Bioconsom’acteurs par exemple, est aussi un levier pour un développement cohérent, qui fait sortir l’agriculture du ghetto où elle s’est enfermée ces 30 dernières années. Pointant du doigt la fragilité du système, notamment avec l’offensive des OGM telle une épée de Damoclès sur la bio, Gilles-Eric Seralini, chercheur à l’université de Caen et expert, a souligné le laxisme des organismes d’évaluation et les blocages vis-à-vis de l’instauration de davantage de transparence. “Les chercheurs se rendent de plus en plus compte de la malhonnêteté des dispositifs de mises en marché des OGM, des pesticides, comme des médicaments”, dénonce le chercheur. (…)

Christine Rivry-Fournier

www.fnab.org

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