Les Cuma font évoluer les pratiques

Près de 225 000 producteurs adhèrent aujourd’hui à des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Combien sont-ils en bio ? Les chiffres clés de la fédération nationale ne le disent pas, mais les bio sont actifs dans de nombreuses Cuma. Ils en créent aussi.

Le salon Aux Champs est emblématique du réseau Cuma, qui est également présent à Tech et Bio. Ici, aux Rendez-vous des éleveurs de l’Ouest en 2012, un animateur présente différents modèles de bineuses.

Le salon Aux Champs est emblématique du réseau Cuma, qui est également présent à Tech et Bio. Ici, aux Rendez-vous des éleveurs de l’Ouest en 2012, un animateur présente différents modèles de bineuses.

 L’agriculture biologique ne peut être inscrite dans les statuts d’une Cuma. “Ce serait discriminatoire, en revanche le règlement intérieur peut l’imposer”, explique Régis Brun, animateur à la fédération des Cuma de Haute-Loire ; une option parfois indispensable au vu de l’utilisation de certains matériels ou de projets spécifiques. Ainsi, des “Cuma 100 % bio” sont nées, dans le Tarn-et-Garonne, en Ardèche, en Drôme ou encore en Auvergne. Mais les producteurs bio sont aussi implantés dans d’autres Cuma, un peu partout. “On observe toute une palette de situations, d’un ou deux adhérents bio à plus, bien que certaines Cuma demeurent encore très conventionnelles”, décrit Charles Guillot, animateur à la fédération régionale (FR) des Cuma de Rhône-Alpes. Ce qu’apprécie la fédération nationale, c’est “la mixité”, un terreau propice a priori pour favoriser l’échange et la diffusion de pratiques agricoles durables, réduction des produits phytosanitaires en tête. L’achat d’outils de désherbage mécanique aurait fait un bon de 15 % ces deux dernières années.

(…) Retrouvez la suite de cet article dans Biofil n° 89.

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