Les Assises européennes de la bio : témoigner, partager, et plus si affinités

À l’initiative de l’Agence Bio, les Assises européennes, tenues le 8 septembre à l’occasion de Tech&Bio, ont rassemblé des acteurs de la bio de tous horizons. L’objectif est de partager les expériences et de nouer des partenariats pour contribuer à l’essor de la bio. Voici des témoignages de Roumanie et d’Italie.

Venu présenter sa démarche bio, le Roumain Aurel Petrus a pu contribuer à dissiper les doutes pouvant exister sur la production bio de son pays. L’Agence Bio lui a ainsi donné l’occasion d’expliquer en détail les itinéraires techniques adoptés sur les 1 300 ha qu’il gère, avec un recul de plus de 15 ans d’expérience. Après un stage effectué en France en Charente-Maritime chez les producteurs céréaliers Michel et Francis Auger, il démarre son activité agricole en 1994 en Calarasi au sud de son pays, sur 224 ha menés d’abord en conventionnel, et il crée sa première société, Auger Petrus. Aujourd’hui, la surface cultivée en bio depuis 2 000 s’étend sur 1 300 ha, répartis sur 4 fermes. “Nous avons converti progressivement nos terres jusqu’en 2006, car il fallait apprendre les techniques, pour produire le mieux possible”, explique Aurel Petrus. Ses cultures, qui empilent les certifications, dont celles de Skal (Pays-Bas), Hellas (Grèce), Etko (Turque), Lacon (Allemagne), Bios (Italie)… sont tournées vers l’exportation. “La rotation sur 4 ans fait se succéder pois vert, parfois associé à de la cameline, blé (au rendement moyen de 15 à 25 q/ha sans irrigation, 35 q/ha avec arrosage), maïs et tournesol. La fertilisation est réalisée avec des engrais verts, soja, moutarde, pois et colza, broyés et incorporés dans le sol, en plus du fumier”, précise-t-il.

Répondre aux marchés de l’exportation

Avec son fils Mihai, Aurel Petrus s’est lancé depuis peu dans l’élevage de 3 000 poulets de chair et de poules pondeuses, nourris exclusivement avec de l’aliment produit sur la ferme. “Notre système est complet, nous pouvons utiliser la fiente pour fertiliser, explique le producteur. Pour notre pérennité, il faut diversifier nos débouchés qui sont tournés vers cet immense marché européen, exigeant, à fort potentiel et qui nous assure une stabilité relative des prix.” Les 134 ha de l’élevage géré par Mihaï Petrus, diplômé en agronomie et en management agricole, sont loués à 125 propriétaires de la commune. La rotation sur 4 ans enchaîne pois, blé, colza ou maïs, tournesol, lin huilier ou caméline, ainsi que fenugrec. Rester dans la course implique pour les Petrus d’augmenter les volumes, de proposer des produits bio fiables et de grande qualité, et de continuer à nouer des partenariats à l’export, comme celui récemment établi avec l’huilier allemand Teutoburger Ölmühle. “C’est pourquoi nous participons aux plus grands salons d’Europe”, concluent-ils. (…)

Christine Rivry-Fournier
Retrouvez l’intégralité de cet article dans Biofil n°78.

Les Assises européennes de la bio

Témoigner, partager, et plus si affinités

À l’initiative de l’Agence Bio, les Assises européennes, tenues le 8 septembre à l’occasion de Tech&Bio, ont rassemblé des acteurs de la bio de tous horizons. L’objectif est de partager les expériences et de nouer des partenariats pour contribuer à l’essor de la bio. Voici des témoignages de Roumanie et d’Italie.

Venu présenter sa démarche bio, le Roumain Aurel Petrus a pu contribuer à dissiper les doutes pouvant exister sur la production bio de son pays. L’Agence Bio lui a ainsi donné l’occasion d’expliquer en détail les itinéraires techniques adoptés sur les 1 300 ha qu’il gère, avec un recul de plus de 15 ans d’expérience. Après un stage effectué en France en Charente-Maritime chez les producteurs céréaliers Michel et Francis Auger, il démarre son activité agricole en 1994 en Calarasi au sud de son pays, sur 224 ha menés d’abord en conventionnel, et il crée sa première société, Auger Petrus. Aujourd’hui, la surface cultivée en bio depuis 2 000 s’étend sur 1 300 ha, répartis sur 4 fermes. “Nous avons converti progressivement nos terres jusqu’en 2006, car il fallait apprendre les techniques, pour produire le mieux possible”, explique Aurel Petrus. Ses cultures, qui empilent les certifications, dont celles de Skal (Pays-Bas), Hellas (Grèce), Etko (Turque), Lacon (Allemagne), Bios (Italie)… sont tournées vers l’exportation. “La rotation sur 4 ans fait se succéder pois vert, parfois associé à de la cameline, blé (au rendement moyen de 15 à 25 q/ha sans irrigation, 35 q/ha avec arrosage), maïs et tournesol. La fertilisation est réalisée avec des engrais verts, soja, moutarde, pois et colza, broyés et incorporés dans le sol, en plus du fumier”, précise-t-il.

Répondre aux marchés de l’exportation

Avec son fils Mihai, Aurel Petrus s’est lancé depuis peu dans l’élevage de 3 000 poulets de chair et de poules pondeuses, nourris exclusivement avec de l’aliment produit sur la ferme. “Notre système est complet, nous pouvons utiliser la fiente pour fertiliser, explique le producteur. Pour notre pérennité, il faut diversifier nos débouchés qui sont tournés vers cet immense marché européen, exigeant, à fort potentiel et qui nous assure une stabilité relative des prix.” Les 134 ha de l’élevage géré par Mihaï Petrus, diplômé en agronomie et en management agricole, sont loués à 125 propriétaires de la commune. La rotation sur 4 ans enchaîne pois, blé, colza ou maïs, tournesol, lin huilier ou caméline, ainsi que fenugrec. Rester dans la course implique pour les Petrus d’augmenter les volumes, de proposer des produits bio fiables et de grande qualité, et de continuer à nouer des partenariats à l’export, comme celui récemment établi avec l’huilier allemand Teutoburger Ölmühle. C’est pourquoi nous participons aux plus grands salons d’Europe”, concluent-ils.

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