Fruits et légumes : Cohéflor Bio pour une filière cohérente

La coopération plutôt que la compétition entre les régions”, tel est le leitmotiv de Cohéflor Bio, association récemment constituée pour fédérer les groupements de producteurs de fruits et légumes en France, et ainsi faire face au changement d’échelle du marché.

Gérard Bernier, président de Cohéflor et de Bio Loire Océan (au centre) avec Marc Paugam de l’APFLBB et Cécile Parent, animatrice de Bio Loire Océan, lors du Sival à Angers.

Créée début décembre, la toute nouvelle association a profité du Sival, salon des cultures spécialisées tenu du 17 au 19 janvier, à Angers, pour présenter sa mission. “La forte progression de la production de fruits et légumes risque poser des problèmes d’ajustements de marchés, alerte son président, Gérard Bernier, qui préside également Bio Loire Océan. Pour éviter d’être mis en concurrence, il nous faut davantage communiquer entre nous, échanger, mutualiser expériences et compétences pour établir des stratégies de complémentarité. Se retrouver tous, en même temps, à écouler nos produits, risque de provoquer des crises ponctuelles…” En janvier, le chou-fleur bio n’était-il pas vendu moins cher que le conventionnel sur le Min de Nantes ? La mâche n’a-t-elle pas vu ses cours s’effondrer ?

5 groupements de producteurs

C’est notamment pour éviter ces engorgements que l’association de groupements de producteurs s’est imposée après une longue gestation, avec le soutien de la Fnab. Pour démarrer, Cohéflor Bio rassemble cinq structures économiques : Bio Loire Océan (Pays-de-la-Loire), l’APFLBB (Association des producteurs de fruits et légumes bio de Bretagne), Norabio dans le Nord, Solébio dans le Sud-Est et Val Bio Centre en Région Centre. D’autres groupements envisagent de les rejoindre. “Ces structures 100 % bio ont toutes une antériorité dans la filière, et sont notamment toutes liées au réseau de distribution Biocoop.” Elles regroupent au total 280 producteurs, valorisant environ 5 000 hectares de fruits et légumes, soit près de 20 % de la surface nationale consacrée à ces cultures.  (…)

Christine Rivry-Fournier

Retrouvez l’intégralité de cet article en lisant Biofil 80, daté mars-avril 2012.

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.