En engageant sa responsabilité sur la partie recettes du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement acte le maintien du crédit d’impôt à 4500 € sur trois ans, jusqu’en 2028. Et ce, sous réserve du vote de motions de censure déposées par certains partis politiques. Une victoire en demi-teinte pour la Fnab.
« C’est une demi-victoire, exprime Loïc Madeline, co-président de la Fnab . Mais nous maintenons ainsi nos acquis. Car rappelons que le projet de loi de finances 2026 initial prévoyait de supprimer ce crédit d’impôt bio. Ce dispositif est donc sécurisé, et ce dans un contexte budgétaire contraint. » La Fnab rappelle que le crédit d’impôt bio demeure un levier essentiel pour sécuriser les fermes, relancer l’investissement et consolider les filières. Le co-président indique en outre que ce crédit d’impôt a pu être aligné avec la fin de la programmation PAC, et assuré pour trois ans, au lieu de deux. « Nous avons donc gagné une année supplémentaire. Mais nous restons déçus du fait que le montant n’est pas à la hauteur de ce que les deux chambres parlementaires avaient voté, et qui était soutenu par le gouvernement, à savoir une rehausse du montant du crédit à 6000 €. »
Les conditions d’obtention de ce crédit restent inchangées (Lire article Biofil Projet de loi des finances 2026 : l’enjeu vital du crédit d’impôt bio).
La demande de garanties complémentaires
« Les efforts de soutien à la bio ne sont malgré tout pas à la hauteur de ce qu’il faudrait, affirme Loïc Madeline. Nous attendons désormais des explications sur ce choix final surprenant et des garanties complémentaires, notamment le maintien de l’Agence Bio et la relance du Fonds Avenir Bio, indispensables pour sécuriser la reprise et apporter de la stabilité aux producteur·trice·s bio. » La Fnab appelle aussi le Gouvernement à donner de la visibilité et de la cohérence à sa stratégie pour inscrire durablement le secteur biologique dans une dynamique de reprise.
Frédérique Rose