La bio aux USA : le marché s’envole, pas les cultures

La frénésie d’achats d’aliments bio aux USA, estimés à 39 milliards de dollars (36,8 milliards d’euros) – plus de la moitié du marché mondial bio –, ne suffit pas à convertir les exploitations américaines. Fin 2015, le pays compte 1,76 million d’hectares, et 61 000 ha en conversion… Beaucoup trop peu, malgré le dynamisme de la filière.

13 % de ventes en fruits et légumes sont bio. À noter que la plupart d’entre eux ne sont pas emballés. Ils peuvent côtoyer de près les mêmes produits d’origine locale mais conventionnels, comme ici chez Whole Food Market, 1re chaîne distributrice de produits bio, avec 1200 magasins. (© C. Rivry-Fournier)

13 % de ventes en fruits et légumes sont bio. À noter que la plupart d’entre eux ne sont pas emballés. Ils peuvent côtoyer de près les mêmes produits d’origine locale mais conventionnels, comme ici chez Whole Food Market, première chaîne distributrice de produits bio, avec 1200 magasins. (© C. Rivry-Fournier)

Convaincus de plus en plus des ravages de la junk food pour la santé et la planète, les Américains se tournent vers l’alimentation bio. Ou tout du moins une partie de la population, notamment celle des zones urbaines, des côtes Est et Ouest, très sensibles aussi au local. La “millennial generation” est le cœur de cible. “Les jeunes couples y viennent à la naissance de leur premier enfant, et le secteur de l’alimentation infantile explose”, s’enthousiasme Molly Breiner, chef marketing de Happy Family. Cette start-up new-yorkaise, née en 2003, est leader sur ce segment avec une gamme innovante. En plein essor et désormais dans le giron de Danone, elle réalise 150 millions de dollars de chiffre d’affaires. Très attachée à mettre en avant les liens avec ses fournisseurs – ses “farmers” américains et d’autres contrées –, elle les présente sur son site internet. “Nos consommateurs réclament de la transparence, savoir qui et comment sont cultivés et  fabriqués les aliments qui nourrissent leurs enfants”, insiste-t-elle.

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Christine Rivry-Fournier

Lire la suite de cet article dans le Biofil n°109 – fév.-janv. 2017.

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