J3C-Agri, spécialiste en macérations de plantes

Jean-Claude Chevalard de J3C-Agri avec David Gasnier, maraîcher-permaculteur. (crédit : C. Rivry-Fournier)

Pionnier passionné par l’action des purins de plantes, notamment l’ortie, la prêle, la consoude et la fougère, Jean-Claude Chevalard partage son expérience et son savoir-faire, accumulés depuis 25 ans. Les résultats en cultures de ses macérations attirent un nombre croissant d’utilisateurs.

« Nos préparations accompagnent la plante, dès le démarrage de la végétation. Elles agissent d’abord en renforçant le végétal ”, assène inlassablement Jean-Claude Chevalard, baptisé orticien, fondateur de J3C-Agri en 1999. Cet ancien mécanicien, reconverti dans l’ortie, est un chercheur-expérimentateur de terrain, d’approche empirique, toujours à l’affût des interactions générées par les purins, les plantes et le sol. Soucieux de donner les meilleurs conseils pour une efficacité optimale de ses produits, il sillonne les quatre coins de la France, répondant aux appels de producteurs bio… ou pas. “Nombreux sont les conventionnels en recherche de solutions de substitution aux produits phytosanitaires”, confie-t-il.

Finie, la guerre de l’ortie ?
Son expertise empirique et ses convictions ont contribué à lever les blocages réglementaires. La guerre de l’ortie, visant à obtenir l’autorisation de mise sur le marché des purins en tant que PPNP (préparations naturelles peu préoccupantes) et biostimulants, est bien finie. “Nous avons œuvré sans relâche, notamment avec les Amis de l’ortie, pour faire accepter ces recettes ancestrales.” Si tout n’est pas réglé, l’orticien angevin peut enfin travailler plus sereinement. Mais une autre guerre démarre, celle alimentée par la concurrence. “Grâce à notre expérience, et nos nombreux essais, nous proposons des produits de grande qualité et stables à la chaleur, dont nous améliorons sans cesse les propriétés par notre connaissance pointue de l’action des plantes”, affirme Jean-Claude Chevalard. D’ailleurs, c’est sa recette du purin d’ortie, basée sur quatre jours de macération, qui a été officiellement retenue dans l’arrêté du 17 avril 2011, premier pas réglementaire vers l’autorisation des purins de plantes. “Certes, la durée de macération peut varier, car c’est un produit vivant chargé en bactéries. Mais nos compositions sont testées, évoluent, et nous en proposons aussi à la carte, pour répondre aux demandes spécifiques.

Christine Rivry-Fournier

 

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.