“La bio, un plus pour la transmission”

(Dossier Conversions – témoignage)

Cultures diversifiées dans le Lot-et-Garonne

Pour diminuer les traitements chimiques et ainsi s’inscrire dans la démarche HVE, le Gaec s’est équipé d’une éclaircisseuse et d’une rogneuse. Des acquisitions précieuses qui facilitent aujourd’hui le passage en bio. (crédit Da Ros J.M.)

Entre grandes cultures, tomates et pommes, les quatre associés du Gaec du Plainier ont matière à s’occuper. Certifiée Haute Valeur Environnementale (HVE) depuis quatre ans – la seule du Lot-et-Garonne –, l’exploitation familiale est à présent en cours de conversion bio.

“Comme on s’en sortait bien vis-à-vis des exigences de la certification environnementale, on s’est engagés à  convertir les 4,5 ha de verger et 100 ha de grandes cultures en bio.” À 57 ans, Jean-Marie Da Ros souhaitait plus qu’une simple reconnaissance à pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement : “la HVE ne se répercute pas sur les prix, hélas très bas. En bio, ils passent du simple au double. ”
Stratégiquement, pour pallier les baisses de rendements pendant la phase de conversion, les associés gardent en conventionnel la production au plus gros revenu : l’hectare de tomates cultivées sous serres chauffées. “Sa conversion est pour 2018”, prévoit l’agriculteur, qui considère ce système comme le plus délicat, techniquement et structurellement à engager : “les OP sont demandeuses de bio mais certaines dont celles pour les légumes, n’ont pas encore les infrastructures pour accueillir les volumes bio. On fait partie d’un groupe de producteurs qui les bouscule, pour faire avancer les choses”. En attendant de vendre aux prix bio, la récolte de pommes 2017 classée C3 – celle de 2018 sera la première en bio – pourrait bien bénéficier d’une valorisation, “seulement si l’OP manque de pommes bio”, précise Jean-Marie Da Ros.

Cécile Marcus

 

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