Des plantes compagnes en vignoble Pour “ouvrir” les sols

Un semis de céréales et de légumineuses dans l’inter-rang peut permettre de décompacter les sols et de favoriser l’apparition de plantes dites “compagnes” : avec, au final, un effet bénéfique pour le développement de la vigne et l’expression de l’effet “terroir”.

L’enjeu essentiel est de réouvrir les sols et favoriser l’apparition d’une flore spontanée favorable à la croissance de la vigne.

Nourrir le sol pour nourrir la plante : voilà un refrain bien connu en agriculture biologique, mais difficile à mettre en œuvre si les sols sont compactés. Lorsque l’air n’y circule plus, la vie microbienne est ralentie et les éléments minéraux sont bloqués.

En cause, les désherbages chimiques précédents, des labours profonds, des tassements par passage trop fréquents de tracteurs. “Le compactage des sols viticoles, ce n’est pas une fatalité, assure Daniel Noël-Fournier, responsable de la société Vini Vitis Bio. Il faut les régénérer, entretenir leur fertilité, et cela passe par le compagnonnage végétal.” Enjeu essentiel pour la structure de conseil aux viticulteurs : ré-ouvrir les sols et favoriser l’apparition d’une flore spontanée favorable à la croissance de la vigne.

La méthode passe par un semis dans l’inter-rang, à l’automne : semis de céréales, choisies pour leur capacité à explorer et à structurer le sol en profondeur grâce à leurs racines pivotantes ; semis de légumineuses choisies, elles, pour leur capacité à apporter de l’azote et à libérer un passage pour l’air et l’eau dans le sol lors de la décomposition de leur système racinaire.

Pas de recette toute faite

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