Qualité des blés bio meuniers

Le trio bio leader des variétés cultivées en France en 2014 évolue : aujourd’hui, Renan, bien qu’en baisse régulière, est toujours en tête, Pireneo régresse nettement à cause de sa sensibilité à la rouille jaune, Astardo n’est plus diffusée. Lennox est une valeur sûre parmi les variétés alternatives.

Le trio bio leader des variétés cultivées en France en 2014 évolue : aujourd’hui, Renan, bien qu’en baisse régulière, est toujours en tête, Pireneo régresse nettement à cause de sa sensibilité à la rouille jaune, Astardo n’est plus diffusée. Lennox est une valeur sûre parmi les variétés alternatives. (crédit photo : Laurence Fontaine – Itab)

Produire des blés meuniers rémunérateurs implique de gérer sa culture sans perdre de vue les attentes de la filière. Face aux limites de la fertilisation azotée en bio, celles-ci évoluent, se détachant un peu du diktat du taux de protéines, au profit du test de panification. L’enjeu variétal est primordial.

Face à la hausse des besoins en blé bio – 100 000 tonnes en 2015-2016 (+ 12 %), et la poussée de l’origine française, les meuniers s’adaptent. Si le principal critère de qualité technologique, le taux de protéine – indispensable à la levée de la pâte –, reste pour la majorité d’entre eux un prérequis, car rapide et facile à mesurer, d’autres aspects qualitatifs sont également pris en compte. “Mais tout dépend du positionnement et des débouchés des farines, en boulangerie artisanale ou industrielle”, nuance Claude Choux, directeur commercial de Fermebio, regroupement de quatre coopératives bio historiques (Cocebi, Biocer, Probiolor, Corab) qui prévoient une collecte de 15 000 tonnes de blé meunier en 2016 (sur 55 000 tonnes au total). “Rappelons que la qualité des blés est liée à de multiples facteurs, surtout au terroir et aux conditions météo. Les bio ont peu de leviers pour améliorer le taux de protéines et leur composition, admet le collecteur. Les précédents de culture, notamment la luzerne, ont bien sûr un impact mais les apports de matières organiques au printemps ne sont pas forcément très efficaces. Sans oublier que la hausse du rendement se fait toujours au détriment de la protéine.”…

Lire l’intégralité de cet article dans Biofil 106 (juillet-août 2016).

 

 

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