Élevage caprin “Si vix pacem, parasitum”

“Si tu veux la paix, prépare-toi au parasite”. Tel serait l’avertissement principal en direction des éleveurs caprins. Car, pour soutenir une production laitière très prisée, il est impératif de rester sur ses gardes.

Que l’on travaille avec l’Alpine Chamoisée ou la Saenen, races les plus courantes, la production moyenne de lait tourne autour de 550 litres annuels. L’alimentation joue énormément, pas question de lésiner sur les moyens pour réaliser de l’excellent fourrage. D’après Gilles Gamon, éleveur-fromager à la recherche de lait de chèvre bio en Ardèche, le séchage en grange est un moyen effi cace d’en améliorer la qualité. “Les chèvres mangent mieux sans y être forcées car le foin séché est plus appétent. J’ai des exemples frappants d’augmentation de la production grâce à ce système qui permet également de diminuer les concentrés ; or, vu leur prix en bio, l’économie n’est pas négligeable”. Denis Giry, en bio depuis 1998 et dont le Gaec de Rimandoule est situé à l’est de Montélimar, ne le contredit pas. En plus d’une qualité fourragère supérieure, le séchoir lui assure l’auto-suffisance alimentaire, point crucial dans un système d’exploitation bio pérenne. En Limousin, Chantal Lajouanie porte aussi ses efforts sur la culture céréalière pour consolider l’autonomie alimentaire de ses 55 Alpines chamoisées. Depuis qu’elle cultive 4,5 ha de tournesol (tourteaux et huile pour les machines agricoles), elle n’achète plus de concentrés. Pour nourrir ses 40 Pyrénéennes, Anita Duhau cultive, au Pays Basque, 1,5 ha de méteil (céréales et protéagineux), qu’elle donne en complément de janvier à novembre, au moment où prend fin la lactation…

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