Objectif 100 % bio : La profession s’interroge (B66)

 

En bio, quand on a pas les produits disponibles, on a pas d’alternative. Compte tenu des rotations agronomiques, une matière peut être disponible une année, mais ensuite manquer », explique Jean-Charles Cizeron.

 Derrière cette sérénité affichée sur son approvisionnement en matières premières, la profession s’interroge sur l’obligation de formuler à 100 % bio pour les monogastriques à l’horizon 2012.

Elle profite actuellement de 10 % de marge de manoeuvre, mais a eu jusqu’à 15 % de dérogation suite à la maigre récolte de céréales 2007.

L’objectif du règlement est de ne plus autoriser que 5 % de produits conventionnels en janvier 2010 pour atteindre 0 % en 2012. Pascal le Paih, responsable qualité pour l’Ufab, a été désigné par Coop de France Nutrition Animale comme expert pour participer aux travaux de l’Inao : “Coop de France Nutrition Animale a immédiatement réagi considérant qu’aujourd’hui, au niveau des connaissances techniques et au vu des disponibilités des matières premières biologiques, on ne peut formuler avec 0 % de matières premières conventionnelles. En tout cas, pas avec les mêmes performances technico-économiques. Si on doit formuler à 0 %, on ne pourra pas maintenir la performance industrielle.” En effet, le règlement interdit toujours l’utilisation d’acides aminés de synthèse. “Ce principe de base, inscrit dans le Codex alimentarius, est un fondement inamovible de l’agriculture biologique, poursuit-il. L’incorporation de concentrés protéiques est essentielle pour apporter un niveau suffisant de ces acides aminés. Ces concentrés sont les protéines de pommes de terre et le gluten de maïs.” Or, ces concentrés ne sont pas disponibles en bio.

Indispensables acides aminés

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