Avibio : « La filière dispose d’un vrai savoir-faire technique »

Isabelle Bouvarel de l’Itavi de Nouzilly est coordinatrice du programme de recherche Avibio (2009-2011). Elle commente avec Eve Pottiez, chargée de mission sur ce projet, l’étude réalisée sur la dynamique des filières avicoles biologiques.

Pourquoi avoir mené votre enquête sur la production de poulets de chair en Pays-de-la-Loire et en Aquitaine ?

Les Pays-de-la-Loire et l’Aquitaine sont leaders en France pour les productions sous Signe Officiel de Qualité (SOQ), notamment pour les poulets Label Rouge et biologiques. Avec près de 3 millions de mises en place de poulets de chair biologiques en 2009, ces deux régions englobent près de 50 % du cheptel français, avec respectivement 36 % et 14 % du nombre de têtes produites. Juste derrière vient la région Poitou-Charentes. Cela représentait 122 exploitations en Pays-de-la-Loire et 60 en Aquitaine (1). Au sein de ces deux territoires, 80 à 90 % des volumes produits sont commercialisés via des circuits longs. En Pays-de-la Loire, deux organisations de production sont impliquées pour près de 80 % de la production régionale de poulets de chair biologiques 2009 : la Cafel, la Coopérative des Fermiers de Loué (environ 30 éleveurs), et Val’iance, filiale volaille de chair biologique des Ets Bodin (groupe Gastronome, filiale de Terrena, environ 70 éleveurs). En Aquitaine, deux acteurs structurent la filière pour près de 80 % des mises en place de poulets biologiques : Maïsadour et Sud-Ouest Volailles (filiale volaille de chair biologique de Terres du Sud).

De quels atouts dispose la filière volaille de chair bio française ?

Globalement, le secteur est demeuré rémunérateur pour l’éleveur. La filière dispose d’un véritable savoir-faire dans la maîtrise technique de la production alternative de volaille. Des démarches de sécurisation des approvisionnements se développent dans toutes les régions. Celles-ci disposent sur leurs territoires de maillons et de la gouvernance nécessaire pour développer leurs filières. Par ailleurs, le contexte est favorable : la demande est croissante, le parc de production est disponible rapidement par le basculement en bio des installations existantes. (…)

Propos recueillis par Françoise Foucher

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans Biofil 76.

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