Conversion en maraîchage de plein champ dans le Finistère

DOSSIER Conversions (partie 2) – témoignage

Une conversion crescendo

Yves Kerbiriou : “Pour avoir une sécurité financière, on a préféré y aller progressivement”. (crédit Kerbiriou Y.)

Étape par étape, le Gaec du Triskell convertit les 42 hectares cultivés en maraîchage de plein champ dans le Finistère. Ses légumes bio alimenteront la marque bretonne Prince de Bretagne.

“On s’est d’abord mis au binage et aux doigts de Kress dans l’optique d ’utiliser moins de produits phytosanitaires…”, raconte le maraîcher Yves Kerbiriou. Au fil des ans, les essais en désherbage mécanique s’avèrent probants et deviennent pratiques courantes pour les trois associés qui décident de s’engager en 2015 dans l’agriculture bio. “Tout est parti d’une visite chez nos voisins bio il y a dix ans, se souvient-il. On s’est rendu compte que leur façon d’aborder l’agriculture et de travailler nous parlait davantage qu’on l’aurait imaginé.”

Le 10 juin dernier, la moitié des terres de l’exploitation est certifiée bio. Quant au reste, 17 hectares sont passés en deuxième année de conversion et 4 hectares en première année. “Pour avoir une sécurité financière, on a préféré y aller progressivement, en gardant notre méthode de travail sur une partie des terres, précise Yves Kerbiriou. Même si, pour le moment, les récoltes issues des surfaces en conversion ont été bonnes”. Les maraîchers appliquent également leur stratégie de conversion progressive aux cultures : “on commence par celles qu’on connaît le mieux et qui sont les plus faciles, car assez courtes”. De ce fait, ils ont gardé la rotation chou feur-oignon rosé de Roscoff -potimarron en place avant leur engagement en bio.

Cécile Marcus

 

 

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