Bouteilles-pièges contre Drosophila suzukii et Rhagoletis completa

La bouteille-piège de la ferme Vivier, installée dans le sud de l’Isère, est élue meilleure  Technovation de la catégorie Intrants-Services lors du salon Tech&Bio en septembre 2019. Elle est présentée par la productrice Marina Vivier. L’outil est un des leviers utilisés pour gérer deux des principaux ravageurs de ses cultures de fraises et de noix : Drosophila suzukii (DS) et Rhagoletis completa (mouche du brou de la noix). “Nous sommes partisans d’une démarche globale et souhaitons adapter nos pratiques pour apprendre à vivre avec les ravageurs, et ce, tout au long de leur cycle”, témoigne Marina Vivier. Pour ce faire, la ferme Vivier choisit des cultures précoces, adapte ses dates de récoltes, couvre intégralement ses sols en enherbement et fl eurs pour favoriser les auxiliaires (plus de 20 espèces semées et réensemencées régulièrement), a un partenariat avec la LPO et l’association d’entomologie Arthropologia, travaille avec Bio-planet pour les auxiliaires… Après plusieurs test de bouteillespièges du commerce, les producteurs de la ferme mettent au point leur propre matériel. “Nous n’étions pas satisfaits et nous capturions aussi beaucoup d’auxiliaires.” L’objectif est d’adapter les trous des pièges à la taille de l’insecte et d’utiliser des tubes de centrifugeuses de laboratoire pour empêcher les insectes de ressortir. Pour cela, Marina Vivier réalise un petit impact sur la bouteille avec un fer à souder puis insère aussitôt sur le plastique chaud le petit morceau de tube dont le diamètre est le plus adapté à l’insecte. Les attractifs pour DS sont élaborés avec une base alcoolique et du sucre dégradé, et pour la mouche du brou de la noix, l’urée est utilisée.

F. Rose

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