Salon Tech’Ovin : l’élevage bio en exemple

Du 1er au 3 septembre, le salon professionnel Tech’Ovin, à Bellac, en Haute-Vienne, a rassemblé tous les acteurs de la filière ovine française. Avec un coup de projecteur sur une exploitation bio de 620 brebis viande, la manifestation a fait montre de reconnaissance vis-à-vis de ce mode d’élevage.

En été, sur l’exploitation bio des époux Lachaume, 350 agnelles Texel sont affouragées sur une seule parcelle afin de la fertiliser lors de la culture suivante.

Près de 14 000 visiteurs à l’occasion de cette 6e édition : confirmant le mot d’ordre lancé à la profession, Tech’Ovin a su “reconquérir” son public. La bio s’y est frayée une place digne de ses ambitions avec un stand régional dédié et plusieurs animations. Les mini table-rondes sur le cahier des charges européen ont recueilli un vif intérêt de la part d’agriculteurs réfléchissant à une conversion. Ces derniers ont concentré l’essentiel de leurs questionnements sur la gestion sanitaire du cheptel, les techniques de reproduction et les modes de commercialisation envisageables. Chaque jour a fait l’objet d’un thème précis : conversion, désaisonnement et commercialisation ont ainsi, tour à tour, servi de support aux échanges professionnels. L’offre d’informations, de services, de techniques s’est vérifiée au sein du pôle bio, constitué des Chambres d’agriculture du Limousin, du Groupement des agriculteurs biologiques du Limousin (Gablim), des organisations de producteurs rassemblées au sein d’UnionBio et de l’Itab, comme au dehors. Pâturer… toute l’année ! Près de 80 participants ont visité l’exploitation bio de Marie-France et Roland Lachaume qui compte 620 brebis Texel, dont 120 agnelles,et 14 béliers, en bio depuis 1997. Les époux y travaillent à temps plein, sachant que Roland, tondeur, consacre les mois d’avril à juin à ces chantiers. Particularité, leur système d’élevage viande privilégie quasi exclusivement l’herbe avec un pâturage toute l’année. L’objectif est de sortir en continu des agneaux lourds avec une valorisation maximum de l’herbe pâturée. 80 % sont vendus sous label bio via un boucher en vente directe (60 %) et un groupement (20 %). Le reste est commercialisé en conventionnel, en raison de problèmes sanitaires.

Des charges allégées

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Lisez la suite de l’article en commandant le numéro papier de Biofil N°66 – Septembre Octobre 2009

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