Perpignan : L’abricot bio séduit les producteurs

Avec 228 exposants et près de 3 700 visiteurs, le 3e Medfel, salon professionnel des fruits et légumes, tenu début mai à Perpignan, a rassemblé 35 pays méditerranéens.

L’occasion pour la filière bio d’une rencontre entre Italie, Espagne et France. Ces trois poids lourds du marché des fruits et légumes bio sont en fait plus complémentaires que concurrents, par exemple en fruits à noyau (cerise, abricot, pêche, nectarine, prune). En France, ces productions représentent un tiers de la surface du verger bio et leurs marchés consommation se sont relocalisés ces dernières années. C’est ce qu’observe Majid Aidh, directeur commercial d’Alterbio France qui négocie 12 500 tonnes de fruits et légumes bio par an dont 70 % en France. “Auparavant, nous étions sur les marchés d’Europe du Nord, mais la crise a fait chuter la consommation bio dans certains pays alors qu’en France, la vague est très porteuse depuis 2 ou 3 ans”, explique-t-il. Invitée à une table ronde organisée sur ce sujet, Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, souligne que cette tendance est renforcée du fait que les fruits et légumes constituent 17 % de l’alimentation chez les consommateurs bio contre seulement 10 % chez les autres.

Recentrage des marchés

Les débouchés des fruits à noyau français se sont donc recentrés sur le marché national, avec un peu d’export vers la Belgique, la Suisse et l’Italie : “On laisse mûrir les fruits sur pied le plus longtemps possible pour qu’ils soient à point sur les étals, et cela correspond vraiment aux attentes”, précise Majid Aidh. En Espagne, les 2 423 ha de fruits à noyau sont cultivés à Huelva et dans le quart nord-est du pays. La production espagnole offre un décalage saisonnier intéressant d’autant que les progrès sur les variétés et la qualité des fruits sont notables. Mais, récoltée avec moins de maturité, elle pénètre peu le marché français. Les bons clients sont plutôt dans les pays du nord de l’Europe, achetant à des prix plus bas qu’en France. L’Italie est, de loin, le grand producteur avec 9 440 ha et 2 régions phares : l’Emilie Romagne et la région de Naples. Les prix, encore plus bas qu’en Espagne, satisfont pleinement le marché de discount, en particulier en Allemagne. (…)

Martine Cosserat
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