Space : Des témoignages sur les atouts de l’autonomie

Présentes au Space du 13 au 16 septembre, les organisations bio du Grand Ouest, réunies sur un stand dédié, ont organisé une conférence sur l’autonomie dans les élevages bio, suivie par près de 170 participants.

“L’autonomie alimentaire des élevages biologiques : des atouts économiques et écologiques”, tel était le thème choisi par Inter Bio Bretagne, Inter Bio Pays-de-la-Loire et le Grab Basse-Normandie, sous l’égide de l’interprofession Brio (1), pour toucher les producteurs de façon transversale. Éleveurs, techniciens et représentants de groupements ont ainsi témoigné de l’intérêt, pour les exploitations, de viser cet objectif.

Quelques grands principes

L’autonomie, c’est le lien au sol”, résume Didier Désarménien, conseiller en lait bio à la chambre d’agriculture de la Mayenne. “C’est un des principes fondamentaux de l’agriculture bio, précise Jérôme Pavie, animateur de la conférence et référent bio à l’Institut de l’élevage, et aussi une forme de protection de l’environnement, qui consiste à chercher à produire suffisamment pour subvenir à ses besoins, mais très peu de producteurs y parviennent.” L’autonomie, pour les ruminants, relève de la maximisation du pâturage. “Certains éleveurs en conversion n’ont-ils pas un objectif de chargement trop élevé ?”, lance un membre du public. “C’est une question aujourd’hui, un des problèmes principaux de la conversion en système bio”, reconnaît Jérôme Pavie.

Autonomie n’est pas autarcie

Mieux vaut adapter son élevage à sa production céréalière et non l’inverse, ce qui en outre a l’avantage de permettre à des jeunes de s’installer, affirme Christophe Gosselin, éleveur de porcs et de bovins bio en Gaec dans la Manche, certifié depuis 6 mois. Nous produisons nos céréales et nous en récupérons chez nos voisins. Autour de nous, de nombreux producteurs légumiers en incluent dans leurs rotations. C’est très intéressant. Autonomie ne signifie pas autarcie”. Pour Christophe Gosselin, l’autonomie contribue à améliorer la maîtrise des risques sanitaires et financiers. (…)

Frédéric Ripoche

Retrouvez l’intégralité de cet article en lisant Biofil n° 78.

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