Salon Millésime à Montpellier : la viticulture bio prend de l’ampleur

Fin 2011, selon l’Agence Bio, près de 4500 viticulteurs sont engagés en bio sur le territoire national, soit une progression un peu inférieure à 2010 mais encore très forte. Présenté comme la plus grande cave bio du monde, le salon Millésime, du 23 au 25 janvier reflète cette dynamique.

Le cru 2012 de Millésime a accueilli 600 exposants et 3600 visiteurs professionnels soit 12 % de plus qu’en 2011.

Le bond des superficies concernées place la viticulture bio française dans une situation où plus de la moitié des surfaces est aujourd’hui en conversion. La part de la bio devrait s’établir à environ 7 % des superficies viticoles en moyenne avec 5 départements qui dépassent les 12 % : Corse du Sud, Bouches-du-Rhône, Drôme, Vaucluse et Haut-Rhin. Autre élément souligné par Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, lors du salon : les départs sont très peu nombreux, ce qui confirme qu’en France, la bio est une vraie orientation pour le monde viticole. Le salon Millésime bio accompagne cette forte croissance. Cette année, malgré plus d’exigences, puisque les produits en conversion ne sont plus acceptés, 600 exposants étaient présents, sachant qu’une centaine de candidats est restée en liste d’attente. Le souci des organisateurs est de trouver un équilibre avec le visitorat. Au final, celui-ci a répondu présent avec 3600 professionnels soit 12 % de plus qu’en 2011.

Trouver des marchés

L’Agence Bio estime à 2 millions d’hectolitres le volume de vin bio attendu à l’horizon 2014. Nul ne minimise le risque d’engorgement du marché qui reste une réelle inconnue, mais beaucoup considèrent qu’une forte progression est possible sur de nombreux segments. Car les indicateurs sont au vert. Le millésime français de 2011, notamment en Languedoc-Roussillon, est à la fois qualitatif et quantitatif. Il pourra se placer en bonne position face à ses concurrents italiens et espagnols. Au plan national, le marché de la grande distribution et des magasins spécialisés est très dynamique et la vente directe se développe. À signaler aussi que certains producteurs passent en bio à la demande d’acteurs de l’aval. Pour Élisabeth Mercier, l’atout majeur de ce secteur, c’est bien la grande diversité des circuits de vente qu’il faut continuer de cultiver pour toucher tous les types de consommateurs. À cet égard, l’Agence Bio prévoit de faire grandir la notoriété de la filière vin bio par diverses actions : création d’un GPS bio, application mobile de localisation des opérateurs en France ; actions vers la restauration commerciale encore peu concernée et les écoles professionnelles de ce secteur, mise en avant des restaurateurs exemplaires, travail sur les accords mets-vins…

Règlement vinification imminent

Représentant le ministère de l’Agriculture, Isabelle Mellier, porte-parole à Bruxelles pour la France sur ce dossier, a confirmé que le règlement devrait être voté début février pour une entrée en application à partir du 1er août. (…)

Martine Cosserat

Retrouvez l’intégralité de cet article en lisant Biofil 80 daté mars-avril 2012

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